PLF2025 : le budget de la compensation revu à la hausse de 179 MDH par rapport à 2024

Alors qu’on s’attendait à une baisse du budget alloué à la compensation, le PLF 2025 prévoit une enveloppe de 16,536 Mds de DH contre 16,357 Mds de DH prévu par le PLF2024.
Le PLF2025 a précisé les principales mesures de poursuite de lutte contre les impacts de la conjoncture nationale et internationale sur le pouvoir d’achat des Marocains. Ainsi il ressort que l’Etat continuera à soutenir les prix de certains produits de base en accordant une enveloppe de 16,536 Mds de DH au titre du Projet de Loi de Finances pour l’année 2025. Aucune mention n’est faite quant à la poursuite de la réforme de la compensation enclenchée en avril dernier avec la hausse du prix de la bonbonne de gaz.
Aussi, le gouvernement prévoit de doutien les coûts de production de l’électricité. Ainsi en vue de parer à la répercussion de l’augmentation du coût de l’électricité sur le prix de vente, l’Etat a accordé à l’ONEE des dotations budgétaires de 5 Mds de DH en 2022, de 4 Mds de DH en 2023 et de 4 Mds de DH en 2024, et ce, suite à la signature d’un protocole d’accord Etat-ONEE en vue de mettre en place les mesures de soutien nécessaires.
Dans le même sillage, ledit protocole d’accord prévoit une dotation supplémentaire s’élevant à 4 Mds de DH au titre de l’année 2025. Le déblocage effectif de cette dotation reste tributaire de l’évaluation de la situation financière de l’ONEE qui pourrait se redresser, notamment à travers la réforme globale du marché de l’électricité.
Le gouvernement prévoit également l’exonération de la TVA à l’importation et la suspension des droits d’importation appliquées aux animaux vivants des espèces bovine, ovine, caprine et camélidé, à certaines viandes rouges ainsi qu’au riz cargo et à l’huile d’olive.
Aussi la poursuite des mesures relatives au soutien des prix de l’orge et des aliments composés ainsi que des semences et des engrais ainsi que la poursuite de la mise en oeuvre des autres mécanismes, déjà entrepris, permettant de garantir l’équilibre escompté des filières animales et végétales.
