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Economie

Ismail Lamghari : “nous actualisons les mécanismes de financement pour mieux accompagner les MDM”

mdm Lamghari

Interviewé par Lamiae Boumahrou I

À l’occasion d’une rencontre dédiée aux Marocains du Monde (MDM), les acteurs publics et privés de l’investissement ont réaffirmé leur volonté de renforcer l’implication de la diaspora dans le développement économique du Royaume. Le point avec Ismail Lamghari, Secrétaire Général du Département des Marocains Résidant à l’Etranger sur les dispositifs d’accompagnement, les opportunités offertes par la nouvelle Charte de l’investissement ainsi que le rôle stratégique des MRE dans le développement économique du Royaume.

Intervenant lors du Forum national sur “L’investissement et les Marocains du monde”, Ismail Lamghari a rappelé que le Maroc dispose d’un vaste réseau diplomatique et consulaire jouant un rôle clé dans l’accompagnement des Marocains du monde.

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« Le Maroc dispose d’un large réseau diplomatique et consulaire. Les premières structures en contact avec nos ressortissants à l’étranger sont naturellement les ambassades et les consulats », a-t-il souligné, précisant que le Royaume compte aujourd’hui près d’une centaine de représentations diplomatiques et consulaires à travers le monde.

Au-delà des missions administratives, ces représentations ont également pour mission de promouvoir les opportunités d’investissement offertes par le Maroc auprès des MRE. « Ce travail se fait de manière continue afin de présenter à nos ressortissants les opportunités existantes dans les différentes régions du Royaume », a-t-il expliqué.

La rencontre organisée réunit ainsi l’ensemble des acteurs concernés par l’investissement et la création d’entreprise afin d’offrir un espace d’information, d’échange et de networking au profit de 150 MRE présents durant deux jours.

Selon le responsable, plusieurs institutions prennent part à cette dynamique, notamment les Centres régionaux d’investissement (CRI) ainsi que l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), à travers des espaces dédiés à l’accompagnement et à la mise en relation des porteurs de projets.

Il a également mis en avant les efforts déployés pour adapter les mécanismes de financement aux besoins des Marocains du monde. « Un important travail a été réalisé pour actualiser les produits de financement destinés aux MRE », a-t-il affirmé.

Parmi les initiatives citées figurent notamment les dispositifs développés avec le concours de Tamwilcom afin d’encourager les MRE souhaitant lancer un projet ou investir au Maroc. « Aujourd’hui, près de 50 % des startups accompagnées dans ce cadre sont portées par des MRE », a-t-il indiqué.

Revenant sur la nouvelle Charte de l’investissement, le responsable a précisé que celle-ci bénéficie à l’ensemble des investisseurs, qu’ils soient marocains ou étrangers. « La Charte de l’investissement ne s’adresse pas uniquement aux MRE, mais à tous les investisseurs. Elle offre aujourd’hui un cadre clair et structuré pour l’acte d’investir », a-t-il expliqué.

Pour les Marocains établis à l’étranger, l’objectif est surtout de démontrer l’intérêt économique d’un investissement au Maroc. « Le message que nous leur adressons est simple : vous avez à gagner à investir au Maroc », a-t-il insisté.

Le responsable a également souligné que les MRE ne sont pas nécessairement appelés à s’installer définitivement au Royaume pour contribuer à son développement. Ils peuvent aussi porter des projets à distance, recommander le Maroc à leurs entreprises établies à l’étranger ou encore apporter leur expertise et leur savoir-faire dans des secteurs stratégiques.

Interrogé sur la faiblesse relative de la part des investissements des MRE par rapport au volume global des transferts, il a estimé que cette situation s’explique principalement par un manque d’information sur les opportunités existantes.

« Les 10 % évoqués correspondent à la part des investissements dans l’ensemble des transferts des MRE. Cela s’explique notamment par un déficit de connaissance des opportunités d’investissement », a-t-il précisé. Et de conclure : « Aujourd’hui, le Maroc dispose d’un cadre qui renforce la confiance entre l’État et ses ressortissants à l’étranger. Notre objectif est d’expliquer de manière simple et claire quels sont les secteurs et les créneaux les plus porteurs pour eux ».


Voir également : Driss Benchikh : « l’IGOC 2026 offre un statut unique et ultra-flexible aux Marocains du Monde »

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