Paiement par carte : BAM et le Conseil de la Concurrence dressent un état des lieux

Bank Al-Maghrib (BAM) et le Conseil de la concurrence ont dressé un bilan positif de leur coopération institutionnelle en faveur de la libéralisation du marché marocain du paiement électronique par carte, mettant en avant les avancées réalisées dans l’ouverture du secteur à de nouveaux opérateurs et la baisse des coûts supportés par les commerçants.
Les deux institutions ont tenu plusieurs réunions consacrées au suivi de la mise en œuvre des engagements pris par le Centre Monétique Interbancaire (CMI) et ses banques actionnaires, dans le cadre de la réforme visant à renforcer la concurrence et à favoriser le développement des paiements électroniques au service de l’inclusion financière.
Le Conseil de la concurrence rappelle que, par sa décision n°152/2024/ق du 31 octobre 2024, modifiée et complétée par la suite, il a rendu obligatoires les engagements du CMI portant notamment sur l’arrêt de son activité d’acquisition monétique et l’ouverture progressive de ce marché à de nouveaux acteurs.
Dans ce cadre, le CMI ne peut plus démarcher de nouveaux commerçants depuis le 1er novembre 2024. Il devait également céder l’ensemble de son portefeuille de contrats commerçants avant le 31 janvier 2026 pour les contrats privés et avant le 30 avril 2026 pour les contrats publics. La décision garantit par ailleurs aux établissements de paiement un accès aux services du CMI en tant que plateforme technique, dans des conditions jugées équitables, transparentes et non discriminatoires.
De son côté, Bank Al-Maghrib a accompagné les établissements de paiement, nouveaux comme déjà agréés, dans le déploiement de leurs activités d’acquisition monétique, tout en veillant au respect des exigences en matière de sécurité, de continuité de service et de fiabilité des paiements.
Sur le plan tarifaire, la Banque centrale poursuit également la réduction du coût des paiements électroniques. Après avoir plafonné les frais d’interchange applicables aux paiements domestiques à 0,65 % en octobre 2024, elle a décidé de ramener ce plafond à 0,50 % à compter du 1er octobre 2026, conformément à sa décision n°265/W/2026 du 6 juillet 2026.
Cette décision instaure également un plafond spécifique de 0,15 % pour les paiements effectués par les administrations publiques et le commerce de proximité.
Selon les deux institutions, ces différentes mesures ont permis de faire évoluer le marché d’un modèle reposant sur un acquéreur unique vers une architecture multi-acquéreurs, garantissant la continuité des services, une diversification de l’offre et une réduction des commissions d’acquisition supportées par les commerçants.
Bank Al-Maghrib et le Conseil de la concurrence ont enfin réaffirmé leur engagement à poursuivre le suivi du fonctionnement du marché du paiement électronique afin de favoriser l’accès des citoyens et des commerçants à des solutions de paiement sûres, accessibles et proposées à des coûts plus compétitifs.
