Flash
AIE : réunion d’urgence pour libérer des réserves de pétrole et de diesel face à la flambée des prix Sahara marocain : à l’ONU, des pétitionnaires se félicitent du soutien croissant au plan marocain d’autonomie Eau : une bouffée de « H2O » dans les grands barrages du Maroc [En vidéo] Baisse de l’interchange monétique au Maroc : ce qui change pour les commerçants et les consommateurs Industrie minière : le Maroc plaide pour une transformation locale des minerais africains France-Maroc : une nouvelle dynamique pour le partenariat culturel Dirham et devises : jusqu’où la dépréciation peut-elle alimenter l’inflation au Maroc ? ALH Hospitality renforce son partenariat avec Radisson et annonce un nouvel hôtel à Casablanca en 2028 SAPOM 2026 : le grand rendez-vis de la filière pomme à Midelt Paiement électronique : VPS change de dimension avec l’entrée d’AfricInvest à son capital
Economie

Industrie minière : le Maroc plaide pour une transformation locale des minerais africains

minier

Le Maroc a choisi de développer un modèle industriel ouvert et intégré, profondément ancré en Afrique et relié aux chaînes de valeur mondiales, a indiqué mardi à Rabat la ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, Leila Benali.

Intervenant à l’Ouverture des travaux de la 3e édition du Congrès International des Mines au Maroc (IMC Morocco 2026), Benali a souligné que ce choix a eu pour objectifs de renforcer l’exploitation minière responsable, d’améliorer la traçabilité, de faciliter l’accès à la finance durable et de soutenir une plus grande création de valeur sur le continent.

Publicité

Rappelant que l’Afrique dispose d’un potentiel géologique exceptionnel, elle a estimé que l’enjeu consiste désormais à renforcer sa capacité à tirer davantage de valeur de ses ressources.

Elle a plaidé, dans ce sens, pour la mise en réseau des complémentarités africaines en matière de ressources, de capacités de transformation, d’énergie, d’infrastructures, de technologies, de compétences et de financement, afin de faire émerger un écosystème industriel intégré, durable et connecté aux marchés mondiaux.

« La véritable question est de savoir si l’Afrique, collectivement, peut capter une part plus importante et plus stratégique des chaînes de valeur construites autour de ses ressources », a-t-elle soutenu.

Pour sa part, le président de la Fédération de l’industrie minérale du Maroc (FDIM), Mohammed Cherrat, a relevé que les minerais critiques et stratégiques occupent aujourd’hui une place croissante dans les transformations de l’économie mondiale, au moment où la transition énergétique et les évolutions technologiques s’accélèrent davantage.

Selon lui, si l’Afrique dispose d’un patrimoine minéral considérable, « l’enjeu est désormais de déterminer comment mieux les valoriser, comment développer les capacités industrielles et comment créer davantage de valeur ».

L’avenir de l’industrie minérale africaine ne se limite pas à l’extraction, a-t-il poursuivi, mais concerne aussi l’exploration, la transformation, le raffinage, l’énergie, les infrastructures, les technologies, les compétences, le financement, la sous-traitance et l’innovation.

« La coopération entre le Maroc et ses partenaires africains peut s’appuyer sur les complémentarités de nos économies, l’investissement, le partage des compétences et la construction de chaînes industrielles mieux intégrées », a soutenu le président de la FDIM.

De son côté, le président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Mehdi Tazi, a fait savoir que la thématique retenue pour cet événement intervient dans un contexte international marqué par la transition énergétique, la montée en puissance des technologies numériques, des semi-conducteurs ou encore des infrastructures énergétiques, qui font augmenter les besoins en cuivre, cobalt, lithium, nickel et autres minerais critiques.

Pour ce qui est du contexte africain, une part importante des minerais continue d’être exportée sous une forme brute ou faiblement transformée avant d’être raffinée et intégrée à des produits industriels sur d’autres continents, a-t-il relevé, notant que « la question qui doit nous mobiliser est celle de la valeur ajoutée que nous sommes capables de conserver et de développer en Afrique ».

Le Maroc dispose aujourd’hui d’une véritable fenêtre d’opportunité, d’où l’importance mettre en place les conditions favorables pour attirer davantage d’investissements, développer la transformation locale et inscrire notre industrie minière dans des chaînes de valeur africaines plus intégrées et plus compétitives, a-t-il conclu.

Au menu de l’IMC Morocco 2026 figurent, notamment, une table ronde ministérielle autour de la thématique « Des ressources aux chaînes de valeur industrielles : Construire l’écosystème africain », une séance plénière intitulée « Quels modèles industriels peuvent permettre à l’Afrique de développer des pôles compétitifs de transformation des minerais critiques et stratégiques ? », des sessions parallèles, ainsi qu’un espace dédié aux rencontres B2B.

Publicité

Laisser un commentaire

error: Content is protected !!