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Développement Durable

Energies renouvelables : le Maroc a-t-il pu réussir le pari ?

Le Maroc fait partie des pays arabes ayant réussi à développer leur production en énergies renouvelables, a affirmé le Secrétaire générale de la Fédération des hommes d’affaires arabes et ancien ministre jordanien de l’Energie Tabit Attaher.

Intervenant lors d’une rencontre débat sur le thème de l’énergie, organisée en mode visioconférence par le Forum de la pensée arabe, Tabit Attaher a affirmé que le Maroc, la Jordanie et les Emirats Arabes Unis sont parmi les pays arabes ayant réussi le pari des énergies renouvelables et œuvrent à améliorer leur production en la matière.

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L’utilisation de l’énergie alternative doit être axée, en premier lieu, sur l’énergie électrique et l’augmentation de sa production, a-t-il ajouté, soulignant la prédominance des considérations politiques et sécuritaires sur le secteur de l’énergie, en termes de production, de distribution et de prix.

Il a, en outre, insisté sur la nécessité de la coordination entre les pays arabes en vue de développer leur technologie dans le domaine des énergies renouvelables, notamment en ce qui concerne l’énergie solaire.

De son côté, Kamal Kaïssi, économiste et membre du Forum, a fait savoir que l’utilisation des ressources hydrocarbures a donné lieu à des activités et des intérêts importants, qui ont influencé la politique, l’économie et les finances des pays producteurs et consommateurs du gaz et du pétrole.

L’environnement des zones pétrolières, dont le Moyen-Orient, est caractérisé par l’instabilité en raison des facteurs géostratégiques complexes, des conflits et des fluctuations économiques et politiques, a ajouté Kaïssi, expliquant que cette situation a poussé les USA et l’Europe à se tourner vers d’autres zones pétrolières loin de ces régions.

Pour sa part, le Secrétaire général du Forum de la pensée arabe Mohammed Abou Hammour, a relevé que plusieurs variables apparaîtront au niveau de la région en cas de transition vers l’énergie renouvelable, citant le coût de la production, le facteur investissement, qui demeure le principal vecteur de l’économie, ainsi que les changements environnementaux et sanitaires.

Plusieurs pays ont enregistré une croissance inédite dans le domaine de l’énergie renouvelable durant la dernière décennie, dont les Emirats Arabes Unis, l’Egypte et la Jordanie, a-t-il soutenu.

Les intervenants à cette visioconférence ont débattu des changements majeurs dans le domaine de l’énergie et ses utilisations, ainsi que l’importance de ces mutations et leurs impacts sur l’environnement naturel, l’environnement économique et celui de l’investissement dans le Moyen-Orient.

Ils ont insisté sur l’impératif de la transition vers l’énergie renouvelable, à travers l’utilisation des avancées technologiques et scientifiques en la matière, appelant les pays pétroliers à se préparer pour la transition qui affectera les systèmes économiques dans les années à venir, et ce en développant des solutions et des moyens alternatifs et en donnant plus de place à l’énergie renouvelable.

 

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