Flash
Subventions aux transporteurs : le prochain gouvernement changera-t-il de doctrine ? Entrepreneuriat au Maroc : la BCP et REM s’unissent pour briser la barrière du financement Prévisions météorologiques au Maroc : le temps qu’il fera ce jeudi 24 septembre Prudence sur les Bourses européennes avant la rencontre Trump-Xi Aradei Capital : l’AMMC vise un programme de 750 MDH Sahara Marocain : la Bolivie disposée à ouvrir un bureau commercial à Dakhla ONU : Bourita expose la stratégie de SM le Roi pour financer le développement Résultats provisoires des législatives 2026 : le PAM en tête avec 97 sièges Élections législatives 2026 : participation à 38,02 % et début du comptage des suffrages Élections : à deux heures de la clôture du scrutin, la participation s’élève à 28,05 %
Economie

Les premiers contours du PLF 2025 sous la loupe de BKGR

PLF 2025

Après une succession de crises auxquelles elle a dû faire face, l’économie marocaine est bel et bien à la veille d’un tournant stratégique majeur dans la perspective de lancement de projets structurants devant lui permettre d’accueillir, dans les meilleures conditions, l’édition 2030 de la Coupe du Monde de Football. Les hypothèses retenues dans la note de cadrage du PLF 2025 seraient-elles de bonne augure ? 

« Après les annonces de fin 2023 et les appels d’offres de 2024, l’année qui arrive devrait assister au déploiement et à l’accélération des différents chantiers liés aux infrastructures notamment sportives, hôtelières et de transport », rappellent les analystes de BKGR dans leur dernier bulletin du mois d’août 2024.

Publicité

Dans la foulée, ils rappellent la note de cadrage du PLF 2025 qui table sur une croissance économique de +3,3% en 2024 et de +4,6% en 2025 sur la base des hypothèses suivantes :

  •  Une campagne agricole de 75 MQx ;
  •  Un cours du Brent de USD 79/Bbl ;
  •  Un prix du gaz butane d’USD 450 /T ;
  •  Un taux de change USD/MAD à 9,8 ;
  •  Et, un taux d’inflation à +2% en 2025.

Pour ce qui a trait à l’orientation stratégique, la vision du Gouvernement pour ce PLF 2025 s’inscrit d’après eux toujours dans la continuité des principaux chantiers engagés en 2023 et 2024 et nécessaire à la concrétisation des ambitions du Royaume, à savoir : la poursuite du renforcement des bases de l’Etat social,  la dynamisation de l’investissement et de la création d’emplois et l’avancement dans la mise en œuvre des réformes structurellestout en assurant la soutenabilité des finances publiques avec un déficit budgétaire ciblé à -3,5% du PIB en 2025 et -3% en 2026 avec un endettement public à ramener sous la barre des 70% du PIB d’ici 2026.

Tout en consolidant ses acquis, le Gouvernement s’engage également selon la même source à poursuivre une politique de convergence territoriale ambitieuse, visant à renforcer l’intégration et le développement harmonieux des différentes régions du pays.

Cette nouvelle phase repose sur une panoplie de mécanismes de contractualisation innovants et d’initiatives économiques créatives, en collaboration étroite avec les différentes Régions.

En effet, l’accélération de la mise en œuvre des programmes de développement régionaux, en parallèle avec une gestion judicieuse des défis climatiques, s’avère cruciale pour initier et maintenir une dynamique de croissance durable et inclusive.

En attendant et selon le dernier rapport du HCP, BKGR rappelle que l’économie marocaine a enregistré un PIB en progression de +2,9% au T2 2024 (contre +2,5% au T1 2024) consolidant ainsi la trajectoire positive amorcée l’année précédente. Cette dynamique relative capitalise amplement sur la vigueur de la demande intérieure qui contribue à hauteur de +3,9 points à la croissance économique globale (contre une contribution nulle au même trimestre de l’année passée).

Au volet des prix et en dépit du ralentissement manifeste de l’inflation avec un IPC en progression de +1,3% à fin juillet en glissement annuel contre +1,8% un mois plus tôt, les pressions inflationnistes devraient demeurer sous surveillance dans l’attente de mieux mesurer l’impact de la décompensation du gaz butane sur les prix notamment des produits alimentaires.

Du côté des finances publiques, l’exécution de la loi de Finances 2024 révèle, fin juillet, un solde ordinaire de 7,6 Mds de DH, contre 0,5 Md de DH à la même période l’année précédente, intégrant :

L’amélioration des recettes ordinaires de +11,4% à 202,3 Mds de DH, redevable principalement à la progression de +11,9% des recettes fiscales à 179,1 Mds de DH ;

Et, l’accroissement de +7,5% des charges ordinaires s’établissant à 194,6 Mds de DH, consécutivement à l’augmentation de +10,2% à 152 Mds de DH des dépenses en biens et services couplée à la contraction de -42,5% à 8,1 Mds de DH des dépenses de compensation.

Pour combler ce déficit, le Trésor a eu recours aux adjudications, mobilisant un montant net total de 45,4 Mds de DH depuis le début de l’année contre 42,5 Mds de DH à fin juillet 2023.

De son côté, le déficit commercial se creuse de +1,1% à -169 Mds de DH à fin juillet comparé à la même période une année auparavant, pour un taux de couverture se fixant à 60,8% (vs. 59,8% à fin juillet 2023). Cette évolution découle de :

  • La hausse de +3,7% des importations à 431,5 Mds de DH suite à l’accroissement de celles (i) des produits finis d’équipement de +9,1% à 101,1 Mds de DH, (ii) des demi-produits de +8,6% à 94,6 Mds de DH et (iii) des produits finis de consommation de +3,6% à 96,1 Mds de DH ;
  • Et, la progression des exportations +5,5% à 262,4 Mds de DH drivées principalement par (i) la
  • poursuite de la dynamique de croissance des secteurs de l’Automobile (+8,5% à 92,7 Mds de DH) et de l’Aéronautique (+20,3% à 15,3 Mds de DH) et (ii) la reprise des écoulements de phosphates et dérivés (+14,1% à 46,2 Mds de DH) après une année 2023 décevante.

Publicité

Laisser un commentaire

error: Content is protected !!