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Economie Internationale

Le pétrole recule, le gaz rebondit après un plus bas depuis février

pétrole prix

Les cours du pétrole baissaient à nouveau jeudi, la vague de Covid-19 en Chine pesant sur les perspectives de la demande, tandis que le prix du gaz européen rebondissait après avoir reculé à son plus bas depuis l’invasion russe de l’Ukraine.

Vers 11H15 GMT (12H15 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février cédait 1,53%, à 82,04 dollars.

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Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison le même mois, perdait 1,72%, à 77,60 dollars.

Le recul des prix du brut est à attribuer à « la vague de Covid post-réouverture que l’on voit en Chine », explique Derren Nathan, analyste chez Hargreaves Lansdown.

Les hôpitaux chinois sont submergés par une explosion de cas depuis que Pékin a mis fin à sa politique stricte de « zéro Covid » qui avait globalement permis de contenir l’épidémie.

« Les inquiétudes sur le coup porté à la mobilité internationale » alors que plusieurs pays demandent désormais des tests négatifs aux voyageurs venus de Chine « et, de manière plus globale, la faiblesse économique, contre-balancent les inquiétudes sur l’offre » créées par la Russie, détaille M. Nathan.

La Russie, un des plus gros producteurs d’hydrocarbures au monde, a annoncé en début de semaine qu’elle interdirait la vente de son pétrole aux pays participant au plafonnement des prix, fixé à 60 dollars par baril par l’Union européenne, le G7 et l’Australie.

Du côté du gaz naturel, la référence européenne, le contrat du TTF néerlandais pour livraison le mois suivant, reprenait 5,96% à 86,20 euros le mégawattheure.

La veille, il avait reculé à 76,18 euros, un niveau plus vu depuis fin février 2022 et les prémices de l’invasion russe de l’Ukraine.

« Confrontée au déclin des exportations russes, il semblerait que l’Europe ait réussi à emmagasiner assez de gaz pour au moins passer l’hiver », explique Michael Rae, analyste à M&G Investments.

Une météo relativement clémente a permis aux prix de reculer, mais M. Rae rappelle que les cours restent élevés par rapport à leur moyenne historique. (Avec Zonebourse)

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