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Economie

[ WebTV] Adil Rais « La Charte de l’investissement est fondamentale mais requiert la simplification administrative »

Raiss charte simplification administrative

Interviewé par Lamiae Boumahrou I

Certes les pouvoirs publics s’activent pour promouvoir l’investissement à travers des dispositifs en l’occurrence la Charte de l’investissement, toutefois la dynamique de croissance est liée à la simplification administrative. Le point avec Adil Rais, président de CGEM Tanger-Tétouan-Al Hoceima sur les enjeux de cette simplification dans l’acte d’investir.

Sans doute, la promotion de l’investissement figure parmi les priorités des pouvoirs publics. Preuve en est, les dispositifs mis en place pour encourager l’acte d’investir. Le dernier en date, la Charte de l’investissement qui est rentrée en vigueur début de cette année 2023 et qui offre aux investisseurs un cadre plus incitatif et attrayant.

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Mais bien que cette Charte promeuve de belles perspectives, il reste tout de même des choses à régler pour rendre l’acte d’investir plus alléchant et moins contraignant. C’est le point soulevé par Adil Rais, président de CGEM Tanger-Tétouan-Al Hoceima lors de la 3èmeédition du cycle de rencontres régionales de l’investissement, organisée par Bank Of Africa en partenariat avec l’AMDIE.

« La Charte de l’investissement vise à accompagner la transformation dont a besoin la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima pour suivre les mutations mondiales. Aussi le Fonds régional d’investissement lancé par la région permettra de compléter l’offre d’investissement et appuyer ce dispositif mis en place par le gouvernement. Aujourd’hui nous avons besoin d’avoir une compétition régionale pour pousser la compétitivité », a-t-il souligné.

Mais ces dispositifs sont insuffisants sans une implication de tous les acteurs et surtout sans la simplification des procédures.

« La Charte d’investissement est fondamentale et va certainement booster l’investissement mais elle n’est pas suffisante. Il faut impérativement l’accompagner par la simplification et la facilitation administratives », a-t-il revendiqué.

Le président de CGEM TTA a soulevé les contraintes auxquelles font face les investisseurs et qui freinent l’investissement pour ne citer que les lourdeurs administratives, les délais d’attente, le problème du foncier…

Rais a rappelé les orientations et les directives de SM le Roi qui a appelé, à plusieurs reprises, les gouvernements à la simplification administrative.

Si certaines administrations ont bien compris l’impératif de cette simplification et se sont mises à niveau, d’autres en revanche continuent de résister.

« C’est le cas de l’administration fiscale (DGI) qui a fait un effort important pour simplifier les procédures. Malheureusement, d’autres ministères continuent de compliquer la tâche aux investisseurs «, a souligné Raiss.

En effet, dans son Discours du Trône de 2018, SM Le Roi a donné ses Hautes Instructions au Gouvernement pour mener à bien certains chantiers de réforme majeurs, dont notamment la simplification des procédures d’investissement.

En application de ces directives Royales, le Gouvernement a élaboré la loi relative à la simplification des procédures et formalités administratives, qui s’inscrit globalement dans le cadre de la réforme de l’administration.

Mais comme nous ne cessons de dire, le problème au Maroc réside dans l’application des textes réglementaires et des orientations. Et c’est là où le bât blesse. Le changement n’est pas opéré au même rythme par tous les acteurs administratifs de la chaîne d’investir. Par conséquent, les objectifs escomptés par cette Charte risquent d’être retardés par cette lenteur administrative.

Mais pas que. Raiss a rappelé que le Maroc est aujourd’hui en compétition et en concurrence avec les pays développés l’Espagne, le Portugal, la Grèce, Dubai… Ce qui impose d’être aussi efficient et efficace que ces pays.

« Je lance un appel à l’administration pour qu’elle accompagne cet effort important du gouvernement de la Charte de l’investissement et de mettre fin à la culture de la paperasse et des documents », a-t-il conclu.


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