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Economie

Croissance économique : le CMC prévoit 3,8% en 2024

croissance

Les analystes du CMC tablent sur un taux de croissance économique de 3,8 % en 2024. Ce taux de croissance résulte des dernières pluies même venues tardivement et les appréciations bien orientées des opérateurs économiques.

Sur le plan international, d’après les premières anticipations du Centre Marocain de Conjoncture, le PIB mondial progresserait au terme de cet exercice avec un taux de 3,4% supérieur de 0,2 point au taux avancé avec une extrême prudence par le FMI. Cette croissance, quoique encore inférieure à la moyenne historique des deux dernières décennies qui est de 3,8%, représenterait un relèvement non négligeable de l’économie mondiale.

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Dans cette légère éclaircie de la conjoncture internationale, les perspectives de l’économie nationale pour l’année en cours devraient, selon les conjoncturistes, se présenter sous de bonnes augures. Les dernières pluies de l’hiver même venues tardivement, les indices précurseurs de conjoncture et les appréciations bien orientées et clairement déclarées des opérateurs laissent présager une croissance en volume du Produit Intérieur Brut de l’ordre de 3,8 %, une évolution notable qui conforte, dans ce climat d’incertitudes qui affecte toute la planète, l’économie nationale dans ses orientations.

En effet, si l’on se fie à la loi de finances 2024, la politique budgétaire du gouvernement se veut entreprenante, d’importants chantiers sont programmés ou déjà lancés pour soutenir l’activité économique et améliorer le niveau de vie et le bien-être social des ménages.

Les dépenses d’investissement du budget au titre du présent exercice progresserait de 21%. Cet activisme devrait constituer une rampe de lancement pour l’investissement privé national et un « produit d’appel » pour les investissements directs étrangers.

Quant à la demande extérieure adressée au Maroc, le deuxième ressort de la croissance, elle devrait enregistrer un accroissement de l’ordre de 4% et ce en dépit du ralentissement prévisible que pourraient connaître ses principaux partenaires.

Du point de vue configuration sectorielle de la croissance de 2024, les tendances des indicateurs de conjoncture disponibles à fin février montrent, encore une fois, la résilience et l’adaptation des secteurs d’activités de l’économie nationale aux situations difficiles et plus particulièrement le secteur agricole qui continue à subir les effets néfastes de la sécheresse.

Les pluies des mois de février et de mars constituent des prémisses d’une embellie pour la campagne agricole et principalement pour des composantes comme les cultures maraîchères, l’arboriculture et l’élevage; et si ces tombées d’eau se poursuivaient à ce rythme jusqu’à la fin du cycle (15 avril), elles auraient aussi un impact bénéfique sur les céréales et les légumineuses.

Ceci aboutirait à une évolution de la valeur ajoutée de l’ensemble du secteur primaire aux prix de l’année écoulée de 6,5%. Le secteur secondaire, à la lumière des appréciations des opérateurs écono- miques, devrait afficher un accroissement conséquent d’environ 3,7%.

Les industries manufacturières selon ces prévisions seraient en train de retrouver leur capacité productive la faveur de l’amélioration du climat des affaires, des investissements programmés et des conditions favorables mises en œuvre par les différents plans stratégiques industriels.

La branche des activités des bâtiments et travaux publics dans la configuration du secteur secondaire inverserait la tendance et sa valeur ajoutée enregistrerait un taux de croissance en termes réels de 6%. Les ventes de ciment durant les deux premiers mois de l’année ont affiché une hausse de 7,5% donnant l’espoir d’un bon cru de la branche pour 2024.

Concernant le secteur des industries extractives, il devrait se redresser avec vigueur faisant oublier le repli qu’il a essuyé en 2023. Les activités du secteur tertiaire dans ses composantes aussi bien marchandes que non-marchandes évolueraient plutôt bien et maintiendraient le cap de sa croissance en volume au niveau substantiel de 4%.

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