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Economie

Afrique : un déficit de financement des ODD de 194 Mds de dollars par an

OCDE

Casablanca Finance City Authority a organisé, mardi 23 avril à Casablanca, en partenariat avec le Centre de développement de l’OCDE, une conférence sur le financement du développement durable en Afrique. Il en ressort notamment que le continent accuse un important déficit dans ce domaine.

Le déficit de financement des objectifs de développement durable de l’Afrique se chiffre à environ 1.600 milliards de dollars  jusqu’en 2030, c’est ce que révèle un rapport conjoint de l’Organisation de coopération et de développement économique et l’Union Africaine présenté hier à Casablanca. 

Selon ce rapport, notre continent aurait ainsi besoin de financements supplémentaires à hauteur de 194 milliards de dollars par an pour atteindre les objectifs de développement durable à l’horizon 2030. 

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Ce chiffre est important mais le rapport essaie de le minimiser en le rapprochant des actifs détenus par les pays africains qui dépassent de très loin ce montant. Le rapport préconise par ailleurs que ces actifs soient orientés a minima dans le développement durable.

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Pour ce faire, il faut aider les investisseurs en mettant à leur disposition la data pour une meilleure connaissance de l’Afrique, de ses données sur les secteurs porteurs, sur les risques… parce qu’en Afrique les contextes sont pluriels.

Selon Abdelghani Lakhdar, DG de la place financière, le rôle de la place est en parfaite convergence avec cette préconisation. En tant que plateforme orientée vers l’Afrique, elle dispose de plus de 200 entreprises internationales qui ont pour vocation d’exporter ou d’investir dans le continent. Elle aide ces entreprises à mieux connaitre le marché africain, à mieux les orienter non seulement à travers les incitations mais également les connaissances.

Le rapport relève également que les économies africaines disposent de «formidables» atouts pour combler ce déficit de financement. Toutefois, les crises mondiales affectent davantage les investissements en Afrique que dans d’autres régions de la planète.

A noter par ailleurs qu’en Afrique, le coût du capital dépasse désormais les niveaux des autres régions du monde, excluant certains États africains des marchés obligataires et freinant l’investissement dans des secteurs à fort potentiel transformateur comme celui des énergies renouvelables.

Pour renforcer la résilience aux chocs extérieurs et améliorer la confiance des investisseurs, les auteurs du rapport appellent les responsables politiques africains à travailler «main dans la main» avec les partenaires internationaux et la société civile africaine pour la mobilisation de l’investissement au service de l’Agenda 2063 (plan directeur de l’Afrique pour se transformer en une puissance mondiale de l’avenir) et du développement durable.

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