Flash
SM le Roi : le partenariat est un choix souverain et un engagement volontaire, qui ne saurait faire l’objet d’aucune pression ou menace, ni d’aucun chantage Trump mise sur le diesel russe pour faire baisser les prix des carburants Le dirham se déprécie de 1,47% face à l’euro du 1er au 7 octobre Médias : lancement de la 24e édition du Grand Prix national de la presse Allianz Trade reconduit ses évaluations sectorielles du Maroc au T3 2026 Saham Bank : une application qui fait peau neuve, plus simple, plus fluide et plus efficace FORAS 2026 : la RSE, l’innovation et les partenariats au cœur du développement de la santé en Afrique Oncorad Group crée une Direction des Affaires Médicales et nomme Dr Samlali à sa tête Vision Royale pour la 12e Législature : Sa Majesté le Roi Mohammed VI trace la feuille de route économique et sociale de la nouvelle mandature Drones de combat : EDGE fournira des armements de précision
Economie

Zlecaf : H. Sentissi propose la création d’une Union africaine des exportateurs privés et d’un fonds public africain

zlecaf asmex sentissi

Ecrit par Imane Bouhrara I

Les exportateurs ont un rôle majeur à jouer dans la concrétisation de la ZLECAf et l’amélioration du commerce interafricain. C’est dans ce sens que l’ASMEX, par la voix de son président, a appelé à la création d’une Union africaine des exportateurs privés pour créer un espace d’échanges et de synergie entre différents pays africains.

« Nous avons une responsabilité clé dans la réalisation des ambitions portées à la Zlecaf, pas seulement en tant qu’acteurs économiques mais en tant que moteurs de transformations de nos sociétés. Si la ZLEFAC donne un cadre, c’est à nous de donner vie à cette dynamique, en investissant, en innovant et en créant des emplois », c’est ainsi que s’est adressé Hassan Sentissi El Idrissi, président de la confédération marocaine des exportateurs (ASMEX), aux exportateurs africains à l’occasion de la tenue de la première édition du Business Forum ZLECAF.

Publicité

Mais pour ce faire, il faut franchir un cap d’investissement pour créer des chaînes de valeur à l’échelle continentale et pour augmenter la résilience aux chocs mondiaux.

À l’ouverture de ce Business forum ce 5 novembre, sous le thème : «Commerce Intra-Africain : Perspectives et Opportunités», Omar Hejira, Secrétaire d’Etat au ministère de l’Industrie et du Commerce, en Charge du Commerce extérieur, a affirmé que la rencontre constitue une étape importante dans l’opérationnalisation de la Zlecaf. Il a souligné que l’intégration régionale est un levier de croissance, citant au passage toutes les initiatives prises par le Maroc dans ce sens, y compris l’initiative atlantique ou encore le Gazoduc africain atlantique.

« A travers ces initiatives, le Maroc travaille sans relâche pour exploiter le potentiel inexploité du commerce interafricain », soutient-il.

Ce Forum destiné aux entreprises exportatrices, vise à informer sur les enjeux et les leviers de développement de l’Afrique en s’appuyant sur la ZLECAF, zone des accords de libre-échange et a connu une participation aussi dense que diversifiée.

Une bonne tribune donc pour le président de l’ASMEX de rappeler que la Zlecaf est une invitation à décloisonner nos économies africaines… C’est un appel à dépasser les vieux schémas protectionnistes et ouvrir nos marchés tout en veillant à préserver les intérêts stratégiques de chaque pays.

L’occasion également de formuler des propositions pour explorer le plein potentiel qu’offre la Zlecaf et dans ce sens, H. Sentissi a fait deux propositions majeures.

D’abord, la création d’une Union africaine des exportateurs privés pour renforcer la coopération entre les opérateurs du continent, faciliter le partage d’expérience et de bonnes pratiques, et défendre les intérêts communs sur la scène internationale.

La deuxième proposition est de mettre en place d’un fonds public africain de soutien aux exportateurs. Ce fonds apportera une assistance financière et technique aux entreprises désireuses de se lancer ou de se développer à l’export dans le cadre de la Zlecaf.

Par ailleurs, problématique commune à l’ensemble des pays africain, l’emploi est aussi un des leviers fondamentaux de la transformation de l’Afrique et un frein à la migration. Dans ce sens, H. Sentissi estime qu’il ne s’agit pas là de statistiques car l’emploi c’est la dignité, la stabilité sociale et la clé de la prospérité du continent.

« en tant qu’entrepreneurs, nous devons être à l’avant-garde de la création d’emplois qualifiés et durables en nous engageons à investir dans les secteurs d’avenir, en formant nos jeunes, et en misant sur l’innovation. Cela commence par des projets concrets ancrés dans la réalité de nos territoires mais avec une vision continentale », déclare le président de l’ASMEX.

En évoquant les secteurs d’avenir, ceux prioritaires pour l’industrialisation dans le cadre de la Zlecaf sont l’automobile, les produits pharmaceutiques, le transport et la logistique, ainsi que l’agro-industrie.

Dans ce sens, Mene Wamkele Keabetswe, Secrétaire Général de la ZLECAF, s’est attardé par les progrès enregistrés par le Maroc dans ces domaines, particulièrement l’automobile.

Un exemple qui devrait inspirer d’autres pays et surtout démontrer que les pays d’Afrique peuvent devenir des champions mondiaux.

Il a par ailleurs, souligné toutes les avancées réalisées sur l’opérationnalisation de la Zlecaf que ce soit au niveau du régime tarifaire que des problématiques de change avec le système de paiement et de règlement panafricain.

Ou encore, le protocole de commerce numérique AfCFTA (Zlecaf) adopté en février 2024.

Bien évidemment, d’autres piliers de la ZLECAF méritent d’être traités notamment la question de logistique et des coûts qu’elle peut engendrer pour les exportateurs.

Autant de thématiques qui ont rythmé l’agenda de ce 1e Business Forum de la Zlecaf.

Publicité

Laisser un commentaire

error: Content is protected !!