Optimisme à la nomination de Zouhair Chorfi à la Présidence de la nouvelle ANRE

Ce matin, je dois avouer que j’ai eu du mal à modérer mon optimisme vis-à-vis de la nomination de Zouhair Chorfi à la tête de la nouvelle Autorité Nationale de Régulation de l’Energie qui aura des compétences plus étendues que l’électricité seule jusqu’à présent.
Bien sûr, les mauvaises langues diront que Zouhair Chorfi « n’est pas du domaine », mais ô combien ils se trompent. En effet, l’extension des prérogatives et l’expérience des 6 ans d’exercice de l’ANRE ont montré que cette Présidence, appelle plutôt le profil d’une personne qui, à l’image d’un juge, a la compétence requise pour instruire des dossiers.
Avec son expérience dans le domaine de l’inspection des finances sans avoir jamais été au service des acteurs de l’électricité et de l’énergie du Maroc, Zouhair Chorfi sera, à n’en pas douter, un excellent Président appelé à arbitrer un Conseil qui risque probablement d’être plus réceptifs aux arguments des lobbies extérieurs.
L’expérience récente a aussi montré que, pour réglementer et réguler le secteur très technique de l’énergie, le Conseil de la Concurrence ne pouvait plus continuer à cumuler les hydrocarbures avec les prix de la nourriture et autres produits obéissant à des logiques de marché fort différentes où les opérateurs du marché sont bien plus dispersés et moins influents que ceux du secteur de l’énergie.
On a annoncé que la nouvelle Autorité s’occupera aussi de chantiers futuristes, comme celui de l’hydrogène pour l’énergie mais, dans l’immédiat, la nouvelle ANRE a déjà deux dossiers « chauds » sur la table : veiller à la saine concurrence dans le domaine des hydrocarbures et fixer les tarifs de rachat des excédents d’électricité qui sont injectés gratuitement par les autoproducteurs dans les réseaux électriques.

