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Economie bleue : quelles ambitions pour un développement plus durable ?

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L’économie bleue offre une opportunité pour moderniser et adapter les secteurs existants aux nouvelles exigences de l’économie bleue et de développer de nouveaux tout en assurant une vraie inclusion sociale, une formation adéquate et un accompagnement de la société vers un monde plus propre, plus prospère et plus équitable.

Au cours de ces dernières années, on assiste à un engagement des gouvernements des différents pays pour le soutien de l’économie liée à la mer et à l’eau, à un intérêt tout particulier de la part des organismes financiers à cette activité et à la création de structures d’appui à l’innovation à travers la planète. Aujourd’hui l’économie bleue gagne en influence sur la scène internationale. Elle s’inscrit dans la gouvernance environnementale mondiale. Sa réussite dépend de la capacité des populations à s’adapter aux différentes transformations qu’elle exige.

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Pour atteindre une croissance intelligente, durable et inclusive une redéfinition d’un nouveau rapport de la société à la planète terre s’impose. Pour cela les acteurs de l’économie bleue ont commencé à se mobiliser et à s’organiser pour saisir les opportunités que leur offre l’immense potentiel que recèle les océans notamment en matière d’emploi de qualité pour les populations, d’attrait des investissements et de renforcement de la contribution économique du secteur au produit intérieur brut. Ils ont aussi pris conscience de l’importance de l’économie bleue et de son impact sur l’écosystème vert et de sa participation directe ou indirecte à tous les niveaux de l’activité économique.

Cet intérêt grandissant porté par la communauté internationale à l’économie bleue n’a pas laissé le Maroc indifférent. Son engagement dans cette dynamique est bien réel. » Il ambitionne d’apporter sa contribution au développement de l’économie de demain qui se veut durable et inclusive et au développement de cette économie bleue surtout que le pays dispose de deux façades maritimes méditerranéenne et atlantique », rappellent les analystes du CMC.

Son littoral s’étend sur 3.500 kilomètres et sa zone maritime exclusive couvre 1,2 millions de kilomètres carrés.

Depuis plusieurs décennies les activités liées à la mer, comme le tourisme, le transport maritime et la logistique portuaire, se sont développées pour occuper une position privilégiée dans l’économie nationale.

Des stratégies sectorielles ont été élaborées pour moderniser le secteur et renforcer son positionnement. Mais certaines activités au potentiel certains et à forte valeur ajoutée restent encore peu développées. C’est le cas notamment de l’exploration offshore et de la biotechnologie marine. Les politiques adoptées à ce jour semblent manquer de cohérence, de complémentarité et de coordination.

Dans la perspective de contribuer efficacement à cette nouvelle orientation en matière de développement durable, de nombreuses initiatives ont été prises au cours de ces dernières années dont notamment la charte pour l’environnement et le développement durable, et surtout la stratégie nationale pour le développement durable en 2017 qui met l’accent sur la nécessité d’accorder une attention particulière aux zones sensibles en particulier le littoral considéré comme un milieu fragile, subissant une grande pression de la part des différentes activités économiques, humaines, urbanistiques qui s’y exercent.

Enfin le plan national pour le littoral constitue une feuille de route qui trace la voie vers la concrétisation du développement intégré des secteurs de l’économie bleue du pays.

 » Outre ces décisions en faveur du développement de l’économie bleue marocaine, l’implication du Maroc dans l’économie bleue africaine et méditerranéenne témoigne de sa volonté à contribuer plus efficacement à la mise en place des fondements visant à assurer un développement économique respectueux de l’environnement et de l’équité sociale favorable non seulement à l’économie nationale mais à toute la région voire même à tout le continent », tiennent-ils à ajouter.

Actuellement, les côtes marocaines représentent 52% de l’espace touristique et 92 % du tissu industriel lié aux secteurs de la pêche et de la valorisation des produits de la mer, aux activités portuaires, au tourisme balnéaire, au pétrole et au gaz etc. Le pays a aussi engagé d’importants investissements pour la réalisation de ports maritimes, la modernisation des ports de pêche, le développement des infrastructures touristiques routières et ferroviaires et l’extension des réseaux électriques.

D’autres industries sont, également, en phase d’émergence ou sont appelées à être développées comme l’aquaculture, la biochimie, la construction navale et de la plaisance. Tous ses efforts visent à impulser une nouvelle dynamique aux potentiels logisstiques du secteur et à accroitre ses capacités en matière de compétitivité. Le Maroc, compte 38 ports, dont 13 ports de commerce international, 6 ports de passagers, et 19 ports de pêche.

Son patrimoine halieutique est composé de plus de 500 espèces et le Maroc est le premier producteur de poissons en Afrique, ainsi que le 13ème à l’échelle mondiale.

En effet, l’industrie de la pêche traite près de 70 % des captures de la pêche côtière et exporte environ 85 % de sa production vers les cinq continents.

L’économie bleue offre une opportunité pour moderniser et adapter les secteurs existants aux nouvelles exigences de l’économie bleue et de développer de nouveaux tout en assurant une vraie inclusion sociale, une formation adéquate et un accompagnement de la société vers un monde plus propre,plus prospère et plus équitable.Dans cette perspective il est impératif de protéger, d’entretenir, de gérer, et de développer le capital maritime marocain.

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