Les Bourses mondiales entre soulagement et prudence face à la trêve Iran-Israël

Les Bourses mondiales se partagent mercredi entre optimisme et prudence face à la trêve Iran-Israël perçue comme encore fragile mais qui réduit la prime de risque géopolitique. Les principaux marchés europoéens évoluaient dans le vert.
Une fragile trêve entre l’Iran et Israël est en vigueur. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a salué une « victoire historique » contre Téhéran et son programme nucléaire. L’Iran, dont trois sites nucléaires clés ont été bombardés dimanche par les Etats-Unis, a lui aussi crié « victoire » et réaffirmé ses « droits légitimes » à poursuivre son programme atomique à usage civil.
Sur les marchés d’actions, l’humeur oscille entre soulagement et prudence. Dans les premiers échanges en Europe, la Bourse de Paris prenait 0,16%, Francfort 0,14%, Londres 0,16% et Milan 0,30%. La Bourse suisse voyait quant à elle son indice phare SMI grappiller 0,20% vers 09h45.
En Asie, à la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei a terminé en hausse de 0,39%. Dans les derniers échanges, la Bourse de Hong Kong prenait 1,23%. En Chine continentale, l’indice composite de Shanghai a gagné 0,99% et celui de Shenzhen 1,65%.
« L’optimisme concernant le maintien du fragile cessez-le-feu entre l’Iran et Israël s’est diffusé sur les marchés, dopant les actions, mais des doutes commencent à émerger quant à la stabilité de cette trêve », commente Susannah Streeter, responsable de l’analyse marchés de Hargreaves Lansdown. Un document classé confidentiel du renseignement américain a établi que les frappes américaines sur l’Iran avaient retardé son programme nucléaire de seulement quelques mois, sans le détruire complètement, ont rapporté plusieurs médias américains mardi.
Ce rapport « a ravivé les craintes d’une possible reprise des hostilités », relève S. Streeter.
Autre point d’attention pour les marchés: le président de la banque centrale des États-Unis (Fed) Jerome Powell sera auditionné devant le Sénat américain mercredi.
Il a répété mardi devant la Commission financière de la Chambre des représentants qu’il ne voyait « pas d’urgence » à baisser les taux d’intérêt, à contre-courant d’autres membres de l’institution et surtout de Donald Trump.
La défense dans le viseur
Les regards sont également tournés vers le sommet de l’Otan à La Haye mercredi, où les pays membres devraient s’engager sur une hausse substantielle de leurs dépenses militaires, jusqu’à 5% de leur Produit intérieur brut (PIB) d’ici 2035. « Cet accord pourrait soutenir les perspectives du secteur de la défense, même si une grande partie des anticipations de dépenses est déjà intégrée dans les valorisations », note Mme Streeter.

