Le pétrole se stabilise alors que les investisseurs évaluent l’accord États-Unis-UE

Les prix du pétrole ont légèrement progressé lundi, les investisseurs analysant un accord commercial entre les États-Unis et l’Union européenne, tandis qu’un dollar américain plus fort et une baisse des importations de pétrole par l’Inde ont pesé sur les cours.
Les contrats à terme sur le Brent ont gagné 30 cents, soit 0,4 %, à 68,74 $ le baril à 08h13 GMT, tandis que le brut léger américain West Texas Intermediate s’élevait à 65,43 $ le baril, en hausse de 27 cents, soit 0,4 %.
L’accord commercial entre les États-Unis et l’Union européenne, ainsi qu’une possible prolongation de la suspension des droits de douane entre Washington et Pékin, soutiennent les marchés financiers mondiaux et les prix du pétrole, a déclaré Tony Sycamore, analyste chez IG Markets.
L’accord-cadre commercial conclu dimanche entre Washington et Bruxelles prévoit un tarif d’importation de 15 % sur la plupart des produits européens, tandis que le président américain Donald Trump a indiqué que l’accord comprend l’achat par l’UE de 750 milliards de dollars d’énergie américaine dans les années à venir.
Des hauts responsables américains et chinois doivent se rencontrer lundi à Stockholm, dans le but de prolonger la trêve tarifaire avant l’échéance du 12 août.
Le pétrole a effacé la majeure partie de ses gains lundi, après que les contrats sur le Brent ont dépassé les 69 $ le baril plus tôt dans la journée.
Le marché pétrolier s’est replié à partir de ces niveaux alors que l’attention s’est portée sur le renforcement du dollar américain et la baisse des importations de pétrole par l’Inde, la levée d’une incertitude liée à l’accord États-Unis-UE ayant déjà été intégrée, a expliqué Tamas Varga, analyste chez PVM.
Du côté de l’offre, un comité de l’OPEP+ ne devrait probablement pas modifier les plans existants visant à augmenter la production de pétrole lors de sa réunion de lundi, ont confié quatre délégués de l’alliance à Reuters le 25 juillet.
La banque ING s’attend à ce que l’OPEP+ rétablisse au moins la totalité des 2,2 millions de barils par jour de réductions volontaires supplémentaires d’ici la fin septembre.
Également sur le front de l’offre, la compagnie pétrolière publique vénézuélienne PDVSA se prépare à reprendre ses activités, dès que Donald Trump rétablira les autorisations permettant à ses partenaires d’opérer et d’exporter du pétrole dans le cadre d’accords de swap, ont indiqué des sources internes à l’entreprise.
Au Moyen-Orient, les Houthis du Yémen ont annoncé dimanche qu’ils cibleraient les navires des entreprises commerçant avec les ports israéliens, quelle que soit leur nationalité, dans ce qu’ils qualifient de quatrième phase d’opérations militaires contre Israël en lien avec le conflit à Gaza. (A

