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Développement Durable

5ᵉ Congrès Mondial des Réserves de Biosphère : le Leadership du Maroc au Cœur de la Gouvernance Environnementale Mondiale

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La participation marocaine de ce conclave international est d’autant plus symbolique qu’elle est portée par l’ANDZOA, institution chargée de la préservation et du développement durable de deux écosystèmes uniques au monde et reconnus par l’UNESCO : l’Arganeraie (Réserve de Biosphère en 1998) et les Oasis du Sud Marocain (Réserve de Biosphère en 2000).

Le Royaume du Maroc, porteur d’une vision ambitieuse pour le développement durable et la conservation de la biodiversité, réaffirme son rôle central dans la gouvernance environnementale mondiale lors du 5ᵉ Congrès Mondial des Réserves de Biosphère, organisé du 22 au 26 septembre 2025 à Hangzhou, en Chine.

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La présidence marocaine du CIC-MAB, portée par l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA) depuis l’été 2024, illustre l’engagement du Maroc, sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, en faveur de modèles de développement territorial conciliant conservation, activités locales et résilience climatique.

Latifa Yaakoubi, directrice Générale de l’ANDZOA  participe au Congrès en tant qu’acteur clé des concertations internationales, tandis que la présidence marocaine du CIC-MAB porte une ambition opérationnelle visant à traduire les engagements internationaux en actions territoriales concrètes et reproductibles.

La cérémonie d’ouverture a rassemblé plus de 4.000 participants issus de 150 pays — ministres, diplomates, scientifiques de renom, gestionnaires de réserves et représentants de la société civile — illustrant l’importance croissante du Réseau mondial des Réserves de Biosphère comme levier d’action face aux crises climatiques et à la perte de biodiversité.

Dans son allocution inaugurale en tant que Présidente du CIC-MAB, Latifa Yaakoubi a alerté sur l’urgence de la situation globale : « Nous constatons les effets interconnectés de la triple crise planétaire caractérisée par les changements climatiques, la perte de biodiversité et la pollution. Leurs impacts s’intensifient et menacent les fondements mêmes sociaux et économiques de nos sociétés. »

Elle a souligné le rôle unique et pionnier du Programme MAB, initié par l’UNESCO en 1971, et des 750 Réserves de Biosphère qui en sont le fer de lance : « Ces réserves sont des lieux vivants où l’on cultive et pêche, étudie et innove, préserve les patrimoines et rêve de nouveaux avenirs. Elles visent explicitement à bâtir un avenir durable pour l’homme et la nature. Leur désignation n’est jamais une fin, mais le début d’un engagement à long terme. »

La participation marocaine de ce conclave international est d’autant plus symbolique qu’elle est portée par l’ANDZOA, institution chargée de la préservation et du développement durable de deux écosystèmes uniques au monde et reconnus par l’UNESCO : l’Arganeraie (Réserve de Biosphère en 1998) et les Oasis du Sud Marocain (Réserve de Biosphère en 2000). L’Agence y déploie des modèles de développement intégré qui font écho à la philosophie du MAB, faisant des territoires marocains des laboratoires à ciel ouvert pour la résilience et l’innovation au service des populations et de la planète.

L’Héritage stratégique du Congrès

Le moment phare de ce congrès a été la présentation officielle du Plan d’Action de Hangzhou. Élaboré après de vastes consultations menées par un groupe de 14 experts et enrichi par les contributions des jeunes, des femmes et des communautés locales de plusieurs pays, ce document historique constitue la feuille de route opérationnelle du Réseau Mondial pour la mise en œuvre du Cadre Mondial pour la Biodiversité de Kunming-Montréal et de l’Agenda 2030.

Latifa Yaakoubi a déclaré à ce sujet : « Le plan Hangzhou ancrera notre contribution aux engagements internationaux essentiels. À l’issue de ce Congrès, une nouvelle phase s’ouvrira ; une opportunité historique pour ancrer durablement les réserves de biosphère au cœur des dynamiques de transformation des territoires, au service de la planète et des générations futures. »

Environ tous les dix ans, l’UNESCO convoque le Congrès mondial des Réserves de Biosphère afin d’évaluer les progrès accomplis, de partager les expériences et de définir les orientations futures du Programme MAB. Le dernier congrès s’est tenu en 2016 à Lima (Pérou), où le Plan d’action de Lima (2016-2025) a été adopté — cadre dont les acquis ont nourri les réflexions conduisant au plan de Hangzhou.

Un réseau mondial pour des solutions locales

Le Congrès sert de plateforme pour amplifier l’impact de ce réseau unique. La force des Réserves de Biosphère, a rappelé la Présidente, « réside dans sa capacité à relier des idéaux mondiaux aux actions locales et régionales, à rapprocher les communautés des autorités nationales et des agendas internationaux. Le Réseau Mondial est notre laboratoire de durabilité où les objectifs du Programme MAB sont vécus et mis à l’épreuve au quotidien. »

Latifa Yaakoubi a conclu en remerciant chaleureusement le gouvernement de la République Populaire de Chine et la ville de Hangzhou pour leur hospitalité et l’excellente organisation de cet événement d’envergure mondiale. Elle a également salué l’engagement de Mme Audrey Azoulay, Directrice Générale de l’UNESCO et de l’ensemble des parties prenantes du réseau MAB.

En marge de ce Congrès, la délégation marocaine, menée par Samir Addahre ,Ambassadeur délégué Permanent du Royaume du Maroc auprès de l’UNESCO , conduira des réunions bilatérales de haut niveau pour partager l’expertise du Royaume en matière de gestion durable des écosystèmes fragiles et renforcer la coopération Sud-Sud, pilier de la politique étrangère du Maroc.

A noter que le Royaume du Maroc compte 4 Réserves de Biosphère : L’Arganeraie (1998), les Oasis du Sud Marocain (2000), la Cédraie de l’Atlas (2016) et la Mer d’Alboran (2023).

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