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Economie Internationale

Les Bourses mondiales fébriles devant la perspective d’un « shutdown » américain

places bourses

Les Bourses mondiales évoluent sans direction commune mardi, avec en toile de fond la crainte d’une paralysie partielle (« shutdown ») de l’administration américaine en raison d’un désaccord budgétaire au Congrès qui pourrait retarder la publication très attendue d’un indicateur clé aux Etats-Unis.

En Europe, la Bourse de Paris perdait 0,47% vers 07H30 GMT, Francfort reculait de 0,12%, Londres de 0,10% et Milan de 0,16%.

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En Asie, dans les derniers échanges, Hong Kong avançait de 0,55%, Shenzhen de 0,35% et Shanghai de 0,52%.

Les places de Chine continentale ont profité de la publication d’un ralentissement moins prononcé qu’attendu de l’activité manufacturière chinoise en septembre, selon l’indice gouvernemental.

A la Bourse de Tokyo, l’indice vedette Nikkei a cédé 0,25%.

Face à la possibilité d’une paralysie budgétaire aux Etats-Unis (le « shutdown ») dès mardi soir, la nervosité était toutefois « palpable, les Démocrates et les Républicains n’arrivant pas à se mettre d’accord sur l’extension des subventions de l’Obamacare et les coupes dans Medicaid », l’assurance médicale pour les plus pauvres », explique John Plassard, responsable de la stratégie d’investissement de Cité Gestion Private Bank.

Les investisseurs craignent notamment, qu’à cause de la fermeture possible des services administratifs américains, la publication des chiffres du chômage et des créations d’emplois pour septembre soit retardée. Or ces données sont cruciales pour apprécier l’évolution à venir des taux directeurs de la banque centrale américaine (Fed).

« L’absence de données rendrait les perspectives de la Réserve fédérale plus floues », souligne Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank dans une note.

L’or, vedette incontestée

Face à ces inquiétudes, l’or s’est hissé à un nouveau sommet historique mardi, à 3.871,72 dollars l’once (31,1 g), jouant pleinement son rôle de valeur refuge.

« Dans les salles de marché, l’or n’est plus seulement une couverture (contre le risque): il est devenu la vedette incontestée (…). Tout le monde est attentif, car une envolée de l’or tend à révéler davantage l’anxiété politique et les inquiétudes liées aux politiques publiques qu’une demande accrue en joaillerie », commente Stephen Innes, de SPI Asset Management.

La hausse du cours de l’or est d’autant plus notable que le métal précieux enchaîne les records ces dernières semaines.

Le pétrole recule

Les cours du pétrole reculaient légèrement mardi, plombés par la perspective d’une nouvelle hausse de la production des pays membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés (Opep+).

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord reculait de 0,66% à 67,52 dollars vers 07H30 GMT. Celui de son équivalent américain, le West Texas Intermediate (WTI), cédait 0,69% à 63,02 dollars.

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