Les dépenses fiscales ont grimpé à 32.015 MDH en 2025 (vs 31.495 MDH en 2024)

Le nombre de mesures recensées qualifiées de dépenses fiscales est passé de 268 en 2024 à 274 en 2025. Parmi ces mesures, 236 ont fait l’objet d’évaluation en 2025 soit 86% des mesures recensées.
Le montant global des dépenses fiscales correspondant a augmenté de 522 MDH entre 2024 et 2025 passant de 31.493 MDH à 32 015 MDH, en raison de la hausse des dépenses fiscales afférentes à la TVA (+1.322 MDH).
En revanche les dépenses relatives aux TIC ont enregistré une diminution de l’ordre de -850 MDH.
Le rapport sur les dépenses fiscales recense 274 incitations fiscales dérogatoires qualifiées de dépenses fiscales en 2025. Ces dérogations se présentent sous forme d’exonérations totales, partielles ou temporaires, de réductions, d’abattements, de déductions, de taxations forfaitaires et defacilités de trésorerie.
En 2025, les exonérations totales représentent 73,1% des dérogations, suivies des réductions (18,2%).
Par secteur, les dépenses fiscales enregistrées en 2025 sont attribuables notamment, au secteur « sécurité et prévoyance sociale » (23,3%), au secteur « activités immobilières » (17,3%) et au secteur « électricité et de gaz » (16,4%).
En 2025, les ménages et les entreprises détiennent la part majoritaire (91,3%) des dépenses fiscales (46,5% pour les ménages et 44,8% pour les entreprises).
En 2025, les mesures dérogatoires les plus importantes concernent principalement les objectifs suivants : mobiliser l’épargne intérieure (6 179 MDH, soit 19,3%), soutenir le pouvoir d’achat (5 963 MDH, soit 18,6%) et faciliter l’accès au logement (5 265 MDH, soit 16,4%).
En 2025, les incitations à vocation sociale concentrent la plus grande part des dépenses fiscales avec 52,5%. Les incitations à vocation économique, en absorbent 46,2% tandis que les incitations à vocation culturelle ne bénéficient que de 1,3% de l’ensemble des dépenses fiscales.

