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Economie Nationale

Tomates marocaines : victimes d’une nouvelle campagne de désinformation en Europe ?

tomates tomato

Écrit Imane Bouhrara I

C’est un énième épisode où les tomates marocaines font la Une. Depuis que le Maroc est devenu le principal fournisseur non communautaire de tomates à l’Union européenne, elles se retrouvent régulièrement sous les feux des projecteurs. Les Producteurs et Producteurs-Exportateurs marocains de Fruits et Légumes dénoncent une campagne de désinformation.

L’Association Marocaine des Producteurs et Producteurs-Exportateurs de Fruits et Légumes (APEFEL) est montée au créneau pour exprimer sa vive préoccupation face à ce qu’elle qualifie de campagne de désinformation actuellement relayée dans certains médias européens, remettant en cause, sans fondement scientifique, la conformité des tomates marocaines exportées vers le marché européen.

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Cette campagne fait suite à de nombreuses tentatives de dénigrement en Europe des produits agricoles marocains, notamment la tomate, soutient Khalid Saidi, le Président de l’APEFEL dans un communiqué diffusé ce 27 octobre.

En effet, depuis 2023, le Maroc est devenu le principal fournisseur non communautaire de tomates à l’Union européenne, grâce à la qualité de sa production, à la rigueur de ses contrôles sanitaires et à la compétitivité de son secteur agricole.

En 2024, le Maroc se positionne comme troisième exportateur mondial des tomates en exportant environ 760.000 tonnes de tomates, pour une valeur totale d’environ 11,5 Md de DH. Sur la même période, et pour répondre à la demande européenne, le Maroc a exporté environ 580.000 tonnes de tomates l’UE. Aussi, la tomate cerise marocaine représente à elle seule près de 10 % du marché français, avec 96 % des ménages français achètent des tomates chaque année, preuve d’une demande massive et constante.

Par ailleurs, les tomates marocaines exportées vers l’UE respectent toutes les normes phytosanitaires et d’étiquetage imposées par Bruxelles. Les contrôles sont effectués deux fois : une première fois au Maroc, par les autorités compétentes, et une seconde à l’entrée du marché européen. Aussi, le respect des normes est-il pleinement intégré aux pratiques des producteurs marocains.

De quoi attiser la jalousie des producteurs européens et alimenter une chasse aux tomates sous un le prétexte sanitaire ?

En réalité, les attaques répétées contre les exportations marocaines ne reposent sur aucune donnée objective : selon les statistiques officielles européennes, sur un total de 5.502 notifications relatives à l’ensemble des fruits et légumes importés vers l’Union entre 2020 et 2025, seulement 49 concernaient le Maroc, soit moins de 1 %, informe l’APEFEL.

Ces chiffres confirment la fiabilité et la conformité du dispositif de contrôle marocain, piloté par l’ONSSA (Office National de Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires), établissement public reconnu pour son haut niveau d’exigence et de transparence, selon la même source.

Et de citer l’article récemment publié par l’association française, UFC-Que Choisir, illustrant ce climat de suspicion infondée.

Pour l’APEFEL, la mention de « plusieurs résidus », telle qu’employée dans « l’enquête » ne peut en aucun cas signifier un dépassement des limites maximales de résidus (LMR), qui sont rigoureusement fixées par la réglementation européenne.

Ces traces, supposément détectées à de faibles doses, comme c‘est le cas pour les produits européens ne présentent aucun risque pour la santé du consommateur et ce conformément à la réglementation en vigueur.

L’APEFEL dénonce ainsi une instrumentalisation de la question sanitaire à des fins économiques, visant à restreindre l’accès des produits marocains au marché européen sous couvert de «précaution sanitaire».

« Ce type de campagne médiatique participe à une stratégie d’instrumentalisation déguisée, contraire aux principes de la concurrence loyale », déplore-t-on.

Dans son communiqué, l’Association appelle à un débat fondé sur la transparence, la réglementation et la coopération, loin des amalgames et des tentatives de dénigrement. Elle réaffirme son engagement constant à garantir une production de haute qualité, respectueuse des normes européennes et internationales, et à contribuer au renforcement d’un commerce agroalimentaire équilibré et durable.

Par ailleurs, Les exportateurs marocains opèrent dans un cadre strict de quotas définis par l’accord d’association Maroc–UE, en vigueur depuis plus de 12 ans, sans évolution ni assouplissement. Ils ont régulièrement alerté sur ces quotas devenus des contraintes fortes qui freinent la dynamique des échanges, alors même que la demande européenne reste soutenue.

A noter que la filière de la tomate pèse pour 120.000 emplois directs et constitue moteur essentiel du développement économique dans les zones rurales et périurbaines.

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