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Economie

Statistiques africaines : clôture du Programme statistique panafricain II

pas ii

Le Forum de clôture du Programme statistique panafricain II (PAS II) s’est ouvert, lundi à Casablanca, mettant en avant ses principaux résultats et ses renseignements en matière de coopération, d’innovation et de gouvernance statistique en Afrique.

En effet, le PAS II (2022-2025) a contribué au renforcement de la coopération entre les systèmes statistiques africains et européens, à l’amélioration de la production et de la diffusion des données, ainsi qu’à la modernisation des méthodes statistiques au service du développement durable.

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Aligné sur la Stratégie pour l’harmonisation des statistiques en Afrique, ce programme financé par l’Union européenne (UE), managé par Eurostat et mis en œuvre par STATAFRIC (Commission de l’Union africaine) en partenariat avec Expertise France, a également permis de soutenir l’intégration régionale grâce à une meilleure disponibilité d’informations statistiques de qualité et à un appui accru à la gouvernance des systèmes nationaux.

Intervenant à cette occasion, le directeur de la statistique au Haut-Commissariat au Plan (HCP), Oussama Marseli, a mis en exergue les résultats tangibles du PAS II, notamment le développement de la statistique d’entreprise, la valorisation des données administratives, l’harmonisation des indicateurs sectoriels, ainsi que la promotion de l’innovation et des approches collaboratives.

Dans cette dynamique, M. Marseli a appelé à préserver l’élan généré par le programme et à consolider ses acquis, en renforçant la coopération Sud-Sud et triangulaire pour faire des données un levier du développement africain.

Pour sa part, Léandre Ngogang, statisticien à la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies (CEA-ONU), a indiqué qu’au cours des trois dernières années, le PAS II s’est imposé comme un exemple phare de coopération réussie entre l’Afrique et l’Europe, soulignant que cette initiative a soutenu plus de 60 missions techniques et appuyé 16 pays africains à travers des projets structurants.

Citant différentes réalisations à l’instar de la réduction des coûts et délais de la cartographie censitaire au Burundi et de la création de tableaux de bord des ODD au Cameroun, au Kenya, au Sénégal et au Zimbabwe, il a relevé que ces avancées témoignent de la réussite d’un modèle fondé sur l’appropriation nationale, la collaboration interinstitutionnelle et l’innovation technologique.

Adoum Gagoloum, chef de la division des statistiques économiques de STATAFRIC, a, quant à lui, fait savoir que ce programme traduit la vision commune adoptée lors du 6ᵉ Sommet UA-UE en 2022, reposant sur l’égalité, le respect mutuel et la coopération à long terme.

Et de préciser que le PAS II intensifié les efforts de modernisation et de renforcement des capacités, tout en connectant de manière inédite les communautés statistiques africaines et européennes.

Ce forum de trois jours, placé sous le thème : “Célébrer les résultats et les enseignements tirés du PAS II (2022–2025) – Vers l’avenir des statistiques africaines”, se tient à la veille de la Journée africaine de la statistique, célébrée le 18 novembre prochain.

Cette manifestation réunit près de 150 participants, dont des directeurs généraux et cadres supérieurs des instituts nationaux de statistique (INS), des représentants des Communautés économiques régionales (CER), des partenaires techniques et financiers, tels que la Banque africaine de développement (BAD), la CEA-ONU, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et l’UE, ainsi que plusieurs institutions statistiques européennes.

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