Flash
Faute grave : ce que les dirigeants doivent prouver avant de licencier L’AMMC enregistre la mise à jour annuelle du dossier d’information de CFG Bank PLF 2027 : le gouvernement fixe le cap autour de quatre axes majeurs Le Maroc à l’heure de la souveraineté économique Les médecins du privé interpelle Akhannouch sur la révision de la tarification nationale de référence Fromageries Bel Maroc : 1,5 million de portions solidaires pour SOS Villages d’Enfants 27 ans de règne : SM le Roi dresse le cap pour consolider les acquis du Maroc 27 ans de règne : le Maroc métamorphosé par la Vision Royale Sous l’impulsion de Mohammed VI, le Maroc réussit le pari de la stabilité et de la modernité Election du Secrétaire Général de l’ONU le 1er Janvier 2027 : pour une profonde réforme de l’ONU  
Economie Internationale

Wall Street conjugue déjà le shutdown au passé

shutdown

La journée du 11 novembre n’est pas chômée en Bourse, même pas en France. La séance du jour, comme celle de la veille, sera marquée par la fin d’un blocage budgétaire d’une durée record aux Etats-Unis. Wall Street, qui avait plutôt bien tenu le choc pendant ce nouveau psychodrame de plus de 40 jours, en profite pour s’offrir un rebond salvateur après les lourds dégagements opérés sur les valeurs technologiques la semaine dernière.

La fin de l’impasse budgétaire aux Etats-Unis est presque une certitude. Après plus de 40 jours de blocage, le shutdown devrait prendre fin mercredi. Le compromis bipartisan trouvé au Sénat va poursuivre son cheminement par la Chambre des représentants, une simple formalité, avant d’arriver sur le bureau de Donald Trump pour signature. Juridiquement, tout devrait être terminé mercredi 13 novembre, après 43 jours de blocage précisément, soit le plus long des onze shutdowns de l’histoire américaine. Environ 1,6 million d’employés fédéraux vont reprendre le chemin du travail, dont 700 000 n’ont pas été payés depuis plus d’un mois.

Publicité

Cet épilogue a donné lieu à un rebond marqué de Wall Street, qui sait magnifier n’importe quelle étincelle en feu d’artifice. Le Nasdaq 100 a rebondi de 2,2% en clôture, comblant environ la moitié de ses pertes récentes. La fin du blocage fédéral supprime l’un des facteurs de risque qui pesaient sur l’économie américaine, donc sur les marchés financiers. Un peu plus tôt, l’Europe avait déjà pris pour acquise cette happy end en s’adjugeant 1,8% au niveau de l’indice Euro Stoxx 50, dopé par ses valeurs cycliques et ses financières.

Aux Etats-Unis, ce sont les actions liées à l’IA qui ont sonné la charge, en particulier Nvidia (+5,8%), Micron (+6,5%) et Palantir(+8,8%). Non pas que le secteur soit particulièrement sensible au shutdown (en réalité, il s’en fout complètement), mais plutôt parce que ces valeurs agissent comme des aimants sur les investisseurs, qui sont totalement accros. La consolidation récente des actions de la tech offre une porte d’entrée meilleur marché qu’un mois en arrière.

Reste à voir à quel point le secteur sera contrarié par la révision en baisse des objectifs de l’un de ses chouchous hier soir après la clôture américaine. CoreWeave, un fournisseur d’infrastructure cloud ultra-rapide dont le cours a été multiplié par 2,5 depuis son introduction en bourse en mars dernier, a prévenu qu’il n’atteindra pas les attentes du marché sur le dernier trimestre de l’année. Ça fait un peu tache en ce moment, mais le carnet de commandes est suffisamment bien garni pour édulcorer la portée de la publication. Le titre perdait quand même 6% hors séance hier soir, mais c’est finalement assez peu au regard de l’exubérance des variations de l’époque, puisque les -15% et le +20% deviennent monnaie courante post-publications.

On l’aura compris, la fin du shutdown prend le pas sur toutes les petites contrariétés du début de semaine. Il devrait permettre de prendre connaissance d’un monceau de données qui n’ont pas été annoncées, même si leur vitesse de publication est encore sujette à caution. Les investisseurs n’aiment pas rester dans le flou trop longtemps. L’expérience montre que certains chiffres pourraient être annoncés assez rapidement. Un économiste de la Deutsche Bank cité par Bloomberg souligne que le rapport mensuel sur l’emploi avait été publié trois jours après la fin du shutdown lors d’un précédent en 2013.

Dans le reste de l’actualité, Donald Trump s’est montré optimiste quant à la signature d’accords douaniers avec la Suisse et l’Inde, dans un avenir relativement proche. Dans un autre registre, les relations sino-américaines sont toujours aussi saines. Derrière les récents accords, on s’agite en coulisse pour savonner la planche de l’adversaire. Washington ferme le robinet des puces à Pékin, qui élaborerait un plan pour empêcher l’armée américaine d’obtenir ses aimants en terres rares. Côté Japon, la lune de miel entre l’Archipel et la nouvelle première ministre Sanae Takaichi a été de courte durée. Déjà critiquée pour les largesses budgétaires qu’elle s’apprêterait à déployer, la dirigeante est malmenée pour avoir mis les pieds dans le plat diplomatique la semaine dernière en déclarant qu’une attaque hypothétique de la Chine contre Taïwan pourrait déclencher une réponse militaire de Tokyo.

Publicité

Laisser un commentaire

error: Content is protected !!