L’Europe vue hésitante après les banques centrales et avant Noël

L’Europe est attendue hésitante lundi à l’ouverture, à l’entame d’une semaine qui devrait être marquée par des échanges réduits en raison de la coupure de Noël jeudi. Après les décisions de politique monétaire de plusieurs grandes banques centrales, les investisseurs continuent d’acheter des actions, métaux précieux et matières premières en attendant plus de précisions sur la santé de l’économie des Etats-Unis.
D’après les premières indications disponibles, le CAC 40 parisien pourrait perdre 0,06% à l’ouverture.
Les contrats à terme signalent une hausse de 0,02% pour le Dax à Francfort, une baisse de 0,27% pour le FTSE à Londres et de 0,09% pour le Stoxx 600.
Les marchés d’actions reprennent leur souffle après avoir terminé en hausse en fin de semaine dernière, tirés par les valeurs de la défense et après une série de décisions de plusieurs banques centrales sur les taux.
En Europe, la BCE a maintenu comme prévu ses taux d’intérêt inchangés. Les marchés n’accordent qu’une faible probabilité à l’hypothèse d’une réduction pour toute l’année 2026. Au Royaume-Uni, la Banque d’Angleterre (BoE) a réduit ses taux, comme prévu aussi, mais après un vote très serré. La Banque du Japon (BoJ) a quant à elle décidé de relever ses taux d’intérêt pour les porter à 0,75% et a dit être prête à les augmenter davantage.
Malgré une semaine écourtée dans la plupart des pays, les fonds dynamiques continuent d’affluer lundi vers les actions, les métaux précieux et les matières premières, dans l’attente de nouvelles données américaines retardées par le « shutdown » et qui devraient montrer que l’économie américaine a continué de croître fortement au troisième trimestre.
Les analystes de TD Securities ont noté que les marchés d’actions avaient enregistré un niveau record d’afflux de capitaux hebdomadaire, à 98 milliards de dollars, sous l’impulsion des fonds d’actions américains.
Les fonds d’actions chinois ont connu leur troisième plus fort afflux hebdomadaire cette année, les marchés émergents touchant leur plus haut niveau depuis avril.
L’attention se portera également cette semaine sur plusieurs données clef aux États-Unis, où la publication de nombreux indicateurs économiques a été retardée voire annulée durant le « shutdown » des administrations fédérales, laissant planer le doute sur la santé de la première économie mondiale.
Les chiffres de la production industrielle pour le mois d’octobre et du PIB au troisième trimestre sont attendus mardi, tout comme ceux de la confiance du consommateur pour décembre publiés par le Conference Board.
Les prévisions médianes tablent sur une croissance annualisée de 3,2% de l’économie américaine, avec notamment le fort recul des importations après une hausse en début d’année avant l’introduction des droits de douane.
Cependant, les analystes de BofA ont émis quelques réserves, soulignant que leur indice de confiance des investisseurs avait atteint un niveau extrêmement optimiste de 8,5, ce qui annonce souvent un revirement de tendance.
« Les indices supérieurs à 8,0 ont souvent précédé des reculs », ont-ils écrit dans une note.
« Les données sur le sentiment renforcent le signal d’alerte : l’enquête auprès des gestionnaires de fonds montre le sentiment le plus optimiste depuis trois ans et demi, alimenté par les anticipations de baisses des taux, des droits de douane et des impôts. » (Avec Zonebourse)

