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Economie Internationale

Les marchés attendus en baisse après la menace de Donald Trump sur les droits de douane

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Les marchés londoniens devraient ouvrir en baisse lundi, après que le président américain Donald Trump a menacé d’imposer des droits de douane sur les pays européens, dont le Royaume-Uni, en raison de leur opposition à son projet de rachat du Groenland.

IG indique que les contrats à terme anticipent une ouverture du FTSE 100 en baisse de 40,9 points, soit 0,4%, à 10,194,39 lundi. L’indice des grandes capitalisations de Londres avait terminé vendredi en repli de 3,65 points à 10,235,29.

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La livre sterling s’échangeait à 1,3397 USD lundi matin, en hausse par rapport à 1,3382 USD à la clôture des marchés actions de Londres vendredi. L’euro progressait à 1,1627 USD contre 1,1596 USD. Face au yen, le dollar reculait à 157,84 JPY contre 158,06 JPY.

La chancelière britannique Rachel Reeves déclarera que la réduction des lourdeurs administratives pour les entreprises cotant leurs actions sur les marchés londoniens « redynamise » la City, après des signes précoces de reprise.

Reeves fonde également ses espoirs sur l’année exceptionnelle du FTSE 100 pour inciter davantage de Britanniques à investir.

Les déclarations de la chancelière coïncident avec l’entrée en vigueur lundi de nouvelles règles imposées par le régulateur financier sur les marchés de capitaux britanniques.

Ces nouvelles mesures visent à réduire les coûts et à accélérer les procédures pour les entreprises britanniques cherchant à lever des fonds.

« Il y a deux ans, certains affirmaient que les plus beaux jours de la City étaient derrière elle. Ils avaient tort », devrait déclarer Reeves lors d’un événement à la City de Londres lundi. « Alors que le FTSE 100 atteint des sommets historiques et que les entreprises mondiales choisissent à nouveau Londres, nous voyons les premiers signes d’un nouvel âge d’or pour la City. »

Le président américain Donald Trump a menacé d’imposer des droits de douane de 25% aux pays qui ne soutiennent pas ses projets de rachat du Groenland, territoire autonome dépendant du Danemark, allié de l’OTAN.

Trump a annoncé sur son réseau Truth Social qu’à partir du 1er février, le Danemark, la Norvège, la Suède, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande seraient soumis à un droit de douane de 10% sur tous les biens exportés vers les États-Unis.

« Le 1er juin 2026, le droit de douane sera relevé à 25%. Ce droit sera exigible jusqu’à ce qu’un accord soit trouvé pour l’achat complet et total du Groenland », a-t-il écrit. Trump a estimé que les pays opposés à ses vues jouaient « un jeu très dangereux », tout en se disant « ouvert à la négociation ».

« Les menaces de droits de douane minent les relations transatlantiques et risquent d’entraîner une dangereuse spirale à la baisse », ont averti dans une déclaration conjointe la Grande-Bretagne, le Danemark, la Finlande, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège et la Suède.

Le ministre danois des Affaires étrangères Lars Lokke Rasmussen a estimé que l’ultimatum de Trump menaçait « l’ordre mondial tel que nous le connaissons » ainsi que l’avenir de l’alliance militaire de l’OTAN.

Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a indiqué s’être entretenu avec Trump au sujet de « la situation sécuritaire au Groenland et dans l’Arctique » et espère poursuivre les discussions lors du sommet de Davos cette semaine. Il n’a pas précisé le contenu de leur échange.

Des collaborateurs du président français Emmanuel Macron ont indiqué qu’il demanderait à l’UE d’activer un « instrument anti-coercition » jamais utilisé jusqu’ici contre Washington si Trump mettait à exécution ses nouveaux droits de douane.

Cette mesure permettrait de limiter les importations de biens et de services vers l’UE. (Avec Zonebourse)

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