Minéraux critiques et terres rares : N. Bourita signe un MoU avec les États-Unis

Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, a participé, mercredi à Washington, à une réunion ministérielle sur les minéraux critiques. En marge de cette réunion, N. Bourita a signé un mémorandum d’entente avec les États-Unis au sujet de la coopération dans le domaine des minéraux critiques et des terres rares.
Organisée par le Secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, l’objectif de cette réunion était d’échanger sur les solutions permettant de sécuriser et diversifier les chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques.
Dans son intervention, N. Bourita a souligné que « Sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Royaume du Maroc offre une pertinence géostratégique incomparable, une visibilité attractive et un partenariat responsable » en matière de minéraux critiques, notamment à travers son positionnement géographique, les ressources et les infrastructures dont il dispose, ainsi que sa fiabilité et sa stabilité politiques ».
N. Bourita a souligné que le monde d’aujourd’hui ne manque pas de minéraux, ni de terres rares. « Ce qui lui manque, c’est un développement responsable, un langage de confiance entre les nations, des cadres transparents où le partenariat remplace la dépendance et des chaînes de valeur qui répartissent la prospérité plutôt que de concentrer les risques », a-t-il précisé.
Le ministre a, ainsi, appelé à un « pacte de loyauté entre producteurs, transformateurs et utilisateurs, fondé non pas sur l’idéologie, mais sur le respect stratégique et l’équilibre souverain ».
« L’Afrique devrait être au cœur du pacte entre les producteurs, les transformateurs et les utilisateurs », a soutenu M. Bourita, qui a rappelé que Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, avait appelé, dans le Message Royal adressé aux participants à l’édition 2025 du Forum « Ibrahim Governance Weekend » qu’ »avec 40% des réserves mondiales de matières premières et 30% des minéraux critiques ainsi qu’un potentiel considérable en ressources minières, énergétiques, hydriques, agricoles et biologiques, l’Afrique ne peut plus se contenter d’exporter ses matières premières ».
Ainsi, le ministre a appelé à « l’investissement dans les infrastructures, les compétences et la gouvernance de l’Afrique afin de transformer ses richesses naturelles en croissance économique durable, en création d’emplois et en prospérité à long terme pour ses populations ».
« La mondialisation minière actuelle n’est ni libre, ni équitable, ni résiliente », a souligné le ministre, ajoutant que cette mondialisation a » transformé ce qui devrait être un socle commun pour le progrès mondial en un instrument de pression unilatérale. Il ne s’agit pas simplement d’un problème de chaîne d’approvisionnement, mais d’un déséquilibre structurel ».
« Si ce siècle doit être marqué par les minéraux critiques, qu’il soit aussi celui des partenariats fiables, du respect mutuel et d’une stabilité partagée », a conclu N. Bourita.
Il convient de souligner qu’en marge de cette réunion, N. Bourita a signé un mémorandum d’entente avec les États-Unis au sujet de la coopération dans le domaine des minéraux critiques et des terres rares.
Les discussions se sont focalisées sur les investissements dans les minéraux critiques et les mécanismes de prix plancher. Les participants ont, en outre, lancé le “Forum sur l’engagement géostratégique dans le secteur des minerais et des ressources”.
Cette rencontre a réuni des ministres des Affaires étrangères et de hauts responsables de plus d’une cinquantaine de pays, notamment l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, le Qatar, la Jordanie, le Bahreïn, Oman, la France, la Belgique, l’Allemagne, le Royaume Uni, l’Italie, la Norvège, la Suède, l’Inde, le Japon, la République de Corée, Singapour, l’Argentine, le Brésil, le Mexique et l’Australie.

