Flash
Faute grave : ce que les dirigeants doivent prouver avant de licencier L’AMMC enregistre la mise à jour annuelle du dossier d’information de CFG Bank PLF 2027 : le gouvernement fixe le cap autour de quatre axes majeurs Le Maroc à l’heure de la souveraineté économique Les médecins du privé interpelle Akhannouch sur la révision de la tarification nationale de référence Fromageries Bel Maroc : 1,5 million de portions solidaires pour SOS Villages d’Enfants 27 ans de règne : SM le Roi dresse le cap pour consolider les acquis du Maroc 27 ans de règne : le Maroc métamorphosé par la Vision Royale Sous l’impulsion de Mohammed VI, le Maroc réussit le pari de la stabilité et de la modernité Election du Secrétaire Général de l’ONU le 1er Janvier 2027 : pour une profonde réforme de l’ONU  
Economie

Agriculture : campagne 2025-2026 placée sous le signe de l’espoir et de la vigilance

campagne

Le redressement attendu de la production agricole aurait des retombées macroéconomiques significatives. Une bonne campagne pourrait se traduire par une hausse de la valeur ajoutée agricole comprise entre 8 % et 15 %, contribuant de manière substantielle à la croissance du PIB national.

Dans les scénarios intégrant une campagne agricole normale à bonne, la croissance économique pourrait s’établir à des niveaux sensiblement supérieurs à ceux observés lors des années de sécheresse.

Publicité

Elle pourrait s’établir entre 4,5% et 5%. Par ailleurs, l’amélioration de la production céréalière permettrait de réduire la facture des importations alimentaires, allégeant la pression sur les comptes extérieurs. L’augmentation des revenus agricoles soutiendrait la consommation intérieure, avec des effets d’entraînement sur les secteurs du commerce, des services et de l’industrie agroalimentaire, tout en contribuant à une amélioration du pouvoir d’achat en milieu rural et à une réduction des inégalités territoriales.

Ces perspectives favorables ne doivent toutefois pas occulter les facteurs de vulnérabilité persistants. La dépendance aux conditions climatiques demeure un risque structurel majeur, et un éventuel déficit pluviométrique au printemps ou des inondations incontrôlées pourraient remettre en cause les rendements attendus. La gestion durable des ressources en eau, la maîtrise des coûts des intrants et l’accès au financement constituent également des enjeux clés pour transformer cette amélioration conjoncturelle en performance durable.

« Dans ce contexte, le recours accru aux technologies agricoles modernes, telles que l’irrigation de précision et les pratiques d’agriculture climato-intelligente, apparaît indispensable pour sécuriser les gains de producti vité et optimiser l’utilisation des ressources naturelles », annoncent les conjoncturistes.

Les perspectives de production s’inscrivent ainsi dans une dynamique de redressement marqué. La production céréalière nationale pourrait atteindre 70 à 75 millions de quintaux, contre environ 32 millions de quintaux lors de la campagne précédente. Un tel niveau correspondrait à un retour vers la moyenne des campagnes considérées comme bonnes, après plusieurs années de sous-performance.

Les cultures maraîchères et arboricoles devraient également bénéficier d’une meil- leure disponibilité en eau,permettant une amélioration des volumes et de la qualité des produits. Le secteur de l’élevage tirerait parti de l’amélioration des pâturages et d’une baisse relative des coûts de l’alimentation animale, contribuant à une stabilisation progressive de la production et à une atténuation des tensions sur les prix des produits animaux. Ces évolutions renforceraient la compétitivité des exportations agricoles et soutien- draient la diversification des débouchés commerciaux.

« En définitive, la campagne agricole 2025–2026 s’annonce comme une campagne charnière, placée sous le signe à la fois de l’espoir et de la vigilance. Elle offre une opportunité réelle de redressement économique et social, mais sa consolidation dépendra de la régularité des conditions climatiques et de la capacité des politiques publiques à accompagner la modernisation et la résilience du secteur agricole », soulignent les analystes du CMC.

La transition vers une agriculture plus productive, durable et mieux adaptée aux défis climatiques reste un impératif stratégique pour assurer, à moyen et long terme, la sécurité alimentaire, la stabilité économique et le développe- ment équilibré des territoires ruraux.

Publicité

Laisser un commentaire

error: Content is protected !!