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Economie

Pays à faible revenu : le FMI appelle à renforcer les réformes structurelles pour soutenir la croissance

FMI croissance

Le Fonds monétaire international (FMI) a appelé à accélérer les réformes structurelles dans les pays à faible revenu afin de consolider la croissance et renforcer la stabilité et les perspectives économiques à moyen terme.

À l’issue de l’examen par le Conseil d’administration du FMI du document de travail des services de l’institution intitulé « Évolution et perspectives macroéconomiques dans les pays à faible revenu », l’institution financière a soutenu que le renforcement des politiques nationales et des réformes était essentiel pour accroître la rentabilité du capital et attirer davantage d’investissements directs étrangers.

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Dans ce cadre, le FMI précise dans un communiqué que cela inclut des mesures visant à renforcer la stabilité macrofinancière et à maintenir la stabilité des prix, ainsi que l’accélération des réformes structurelles afin d’améliorer la résilience, la crédibilité des politiques, ainsi que la croissance tirée par le secteur privé et la création d’emplois.

Les membres du Conseil d’administration, poursuit-on, ont également recommandé que les réformes structurelles budgétaires soient axées sur la mobilisation des recettes nationales, la préservation des dépenses de développement prioritaires et le renforcement de la transparence et de la gouvernance.

Au-delà de ces orientations de politique économique, le FMI souligne que les pays à faible revenu évoluent dans un environnement mondial instable, caractérisé par une forte incertitude et des changements de politique dans les grandes économies, touchant le commerce, les migrations, la finance numérique et les priorités en matière de dépenses, notamment la sécurité nationale et l’aide étrangère.

L’institution de Bretton Woods relève que les répercussions du conflit en cours au Moyen-Orient accentuent ces pressions, même si l’impact réel dépendra de la durée du conflit et de l’ampleur des perturbations.

Par ailleurs, le FMI met en évidence que, si les déséquilibres internes et externes se sont réduits ces dernières années, les résultats macroéconomiques restent très divergents d’un pays à l’autre. La croissance du PIB s’est établie en moyenne à 4,8 % en 2025, mais est restée très hétérogène entre les pays à faible revenu.

Dans ce contexte, le FMI indique que l’inflation continue de ralentir, mais que des poches de tension persistent. L’institution note également que l’assainissement budgétaire a permis une légère réduction de la dette publique, mais que les vulnérabilités liées à la dette restent élevées, et que l’augmentation significative des emprunts intérieurs suscite de nouvelles inquiétudes.

Dans le prolongement de cette analyse, le FMI souligne que de nombreux pays à faible revenu disposant de réserves de change limitées restent vulnérables aux fluctuations des prix des matières premières, aux taux d’intérêt mondiaux et à de nouvelles réductions de l’aide. L’institution estime que les disparités entre les PFR devraient persister à moyen terme dans un contexte de risques mondiaux et nationaux élevés.

S’agissant du financement extérieur, le rapport du FMI indique que les pays à faible revenu connaissent des changements majeurs. Après avoir atteint un pic entre 2010 et 2014, les entrées nettes de capitaux vers ces pays ont chuté d’environ un tiers, dans un contexte de baisse des flux d’IDE sous forme de prises de participation et de la dette extérieure.

Le FMI relève également que les flux d’aide publique au développement ont diminué ces dernières années pour s’établir à 4,3 % du PIB des pays à faible revenu, contre une moyenne de 5 % entre 2010 et 2014, et devraient continuer à baisser, parallèlement à une transition des dons vers les prêts et de l’aide budgétaire vers le financement de projets.

Face à ces évolutions, l’institution de Bretton Woods souligne que pour faire face aux incertitudes mondiales et aux changements dans le financement extérieur, il faut des politiques et des réformes nationales résolues ainsi qu’un soutien adéquat de la part des partenaires internationaux.

Dans cette perspective, l’institution souligne qu’un renforcement ciblé des capacités et une meilleure coordination entre les autorités des pays à faible revenu et les partenaires de développement stimuleraient la mise en œuvre des réformes et contribueraient à réduire les coûts d’emprunt.

Le FMI rappelle qu’il a un rôle important à jouer pour soutenir ces efforts par le biais de ses conseils en matière de politiques, du renforcement des capacités et de l’octroi de prêts lorsque cela est nécessaire.

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