Hausse de 2,8 % de faillites mondiales : le signal d’alarme de Coface face au ralentissement économique

Selon les dernières projections de l’assureur-crédit Coface, les défaillances d’entreprises s’apprêtent à bondir de +2,8 % à l’échelle internationale. Cette accélération des faillites redessine la cartographie des risques géographiques et sectoriels, imposant aux dirigeants une vigilance absolue pour protéger leur trésorerie contre l’effet domino des impayés. Le ralentissement de la croissance mondiale, couplé à la fin des aides étatiques, pousse un nombre croissant d’entreprises vers la faillite.
Selon les dernières analyses de l’assureur-crédit Coface, les défaillances d’entreprises à l’échelle globale vont bondir de +2,8 % en 2026. Ce phénomène marque la fin définitive de l’ère du crédit facile. Les entreprises doivent désormais naviguer dans un environnement de forte incertitude. Depuis le Covid, on assiste à une hausse spectaculaire des défaillances d’entreprises, soit le niveau le plus élevé des 13 dernières années.
D’après Xavier Durand, DG de Coface, le problème des défaillances ne touche pas uniquement les TPE, mais même les grandes entreprises.
Les moteurs de la vulnérabilité économique
- Le coût de la dette : Le remboursement des prêts contractés durant la crise sanitaire s’effectue désormais à des taux d’intérêt qui restent structurellement élevés.
- L’érosion des marges : La persistance des coûts de l’énergie et des matières premières asphyxie la rentabilité des structures les plus fragiles.
- Le ralentissement des débouchés: La baisse du pouvoir d’achat à l’échelle internationale affaiblit la demande globale et contracte les chiffres d’affaires.
Une cartographie des risques hétérogène
L’Europe en zone rouge: L’Europe occidentale enregistre des niveaux de défaillances historiquement hauts, particulièrement dans les secteurs du commerce de détail et de la construction.
Clivage sectoriel: Le bâtiment et la distribution concentrent le gros des procédures collectives, tandis que l’industrie manufacturière résiste mieux.
Anticiper l’effet domino
Face au risque d’impayés en chaîne, la vigilance reste de mise pour les opérateurs économiques. Coface préconise un renforcement des audits de solvabilité des partenaires commerciaux, une gestion rigoureuse des délais de paiement et le recours accru aux solutions d’assurance-crédit pour sécuriser les flux de trésorerie.

