Flash
« Parlons Développement » : susciter et nourrir une culture du débat et du dialogue sur des sujets de développement auprès de la jeunesse marocaine Élections 2026 : le Gouvernement appelle à faciliter l’exercice du droit de vote Transport routier : nouvelle tranche de soutien exceptionnel aux professionnels couvrant une période de 30 jours Le Maroc reviendra à l’heure GMT à partir du 20 septembre Le Brésil mise sur OCP Nutricrops pour sécuriser son approvisionnement en engrais jusqu’en 2027 Éducation financière : l’ACAPS lance “Mon cahier de l’assurance” France : le prix du litre de gasoil dépasse 2,39 euros, un nouveau record Redouane Mabchour élu Président de la FMES SRM-RSK : 355 nouvelles recrues intègrent les équipes Maroc-Russie : l’Intelligence Artificielle et la douane numérique au cœur d’un nouveau partenariat
Société

« Parlons Développement » : susciter et nourrir une culture du débat et du dialogue sur des sujets de développement auprès de la jeunesse marocaine

parlons développement

L’initiative « Parlons Développement » est née en 2021 de la volonté de semer des graines dans les universités et les organisations de la société civile (OSC) afin de développer une culture du dialogue sur les enjeux du développement auprès des jeunes Marocains, en leur permettant contribuer aux débats. « Parlons Développement », ce sont 24 éditions organisées dans 23 villes, qui ont réuni à ce jour plus de 40 000 jeunes, 29 partenaires (universités publiques et privées, OSC) et une centaine d’experts.

À la Banque mondiale, la question de la jeunesse et de son avenir est une priorité absolue ; c’est un enjeu central de ses programmes d’activités, quel que soit le pays avec lequel l’institution collabore. Les jeunes sont l’un des atouts les plus précieux d’un pays : il est indispensable que leurs voix et leurs idées soient intégrées dans les débats sur le développement mondial.

Publicité

L’idée initiale derrière l’initiative « Parlons Développement », née en 2021 dans le sillage de la pandémie de COVID-19 était de semer les graines d’une culture du dialogue sur les enjeux du développement dans les universités et les organisations de la société civile (OSC), pour permettre à la jeunesse marocaine de contribuer aux débats sur le développement durable et la reprise post-COVID, en prenant comme base de réflexion l’Agenda 2030, les ODD et le Nouveau modèle de développement du Maroc.

Cinq ans après son lancement, l’initiative a dépassé toutes les attentes, par son impact sur les jeunes et l’ensemble de l’écosystème qu’elle accompagne. « « Parlons Développement » est allé à la rencontre des jeunes talents dans 20 villes », témoigne Nezha Larhrissi, présidente de l’OSC marocaine Estem et intervenante lors de la 16e édition de la série, organisée à Ifrane sur le thème du numérique et de l’innovation. « Qui dit innovation, dit diversité, co-création… Et pour moi, c’est l’ADN même de « Parlons Développement ». Je suis reconnaissante à cette initiative d’aller dans les régions, car toutes recèlent des pépites d’or. »

« Parlons Développement » repose avant tout sur des partenariats solides, tissés à différents niveaux. Le premier réunit les trois initiateurs et organisateurs du projet : la Banque mondiale, le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le Policy Center for the New South (PCNS) — un think tank marocain dont la mission est de contribuer à l’amélioration des politiques publiques économiques et sociales au Maroc et dans le reste de l’Afrique, en tant que parties intégrantes du Sud global.

Pour chaque édition, la Banque mondiale, le PNUD et le PCNS (qui forment ensemble le Comité de pilotage) nouent un partenariat stratégique avec une université nationale — publique ou privée — ou avec une OSC. Ensemble, ils identifient un enjeu de développement local ou national pertinent à débattre. Le Comité facilite ensuite un dialogue entre des jeunes — étudiants/membres de l’université/OSC concernée — et un panel d’experts variés : représentants institutionnels, de la société civile, du secteur privé, du monde académique ou des institutions organisatrices. Les sujets abordés couvrent un large spectre d’enjeux cruciaux pour l’avenir du Maroc : emploi et employabilité, innovation territoriale, développement des zones oasiennes, gestion de l’eau, ou éducation à la citoyenneté.

L’emploi est l’un des thèmes centraux de l’initiative pour des raisons évidentes : c’est l’une des préoccupations majeures des jeunes Marocains. Le sujet a été abordé sous de nombreux angles : à travers les emplois verts, l’entrepreneuriat comme alternative au salariat traditionnel, l’adéquation entre aspirations des jeunes et besoins du marché du travail, ou encore le rôle des territoires dans la création d’emplois pour les jeunes.

Avec l’expansion du poids démographique et de l’influence de la jeunesse, il est essentiel de l’associer sans tarder aux processus de décision stratégiques. « La jeunesse, c’est l’avenir. Il faut la soutenir, la former, lui ouvrir des perspectives, et surtout lui permettre de contribuer aux politiques publiques », souligne le Pr Lahcen Kabiri, point focal à l’université d’Errachidia pour la 5e édition des dialogues Parlons Développement consacrée aux oasis marocaines. « Les jeunes doivent avoir un point de vue sur les politiques publiques, sur ce qui se passe et sur la façon dont ils peuvent apporter leur pierre à l’édifice. »

À ce jour, 24 éditions ont été organisées dans 23 villes différentes, avec la participation de plus de 40 000 jeunes (en présentiel et en ligne), 29 partenaires (universités publiques et privées, OSC) et plus d’une centaine d’intervenants régionaux et locaux au fait des spécificités du territoire hôte, rejoints par des experts nationaux et internationaux.

Le format des dialogues se veut simple, accessible et innovant : il démystifie et démocratise les concepts du développement, tout en favorisant l’interaction avec le public. Diffusées en ligne ou en direct, les sessions sont ouvertes à un large auditoire. Les discussions sont empreintes de réalisme et reflètent les préoccupations et les espoirs réels des jeunes Marocains pour leur avenir. Elles contribuent aussi à briser les barrières invisibles entre le monde académique et le monde réel, facilitant ainsi une circulation plus libre des idées et de solutions pragmatiques aux problèmes de développement.

Les enjeux du développement comme levier du dialogue au niveau local

Les universités sont des partenaires clés de ce projet, offrant une richesse de débats grâce à la diversité de leurs disciplines et à leur accès privilégié aux acteurs régionaux et locaux. Ce partenariat garantit également la neutralité des débats, puisque le comité de pilotage sélectionne conjointement les thèmes des dialogues en concertation avec l’université partenaire. Le thème choisi tient compte des caractéristiques territoriales de la région de l’université, garantissant ainsi que les participants identifient les sujets abordés comme des enjeux prioritaires. Il est essentiel de faire appel à des experts qui connaissent leur territoire mieux que personne, qui savent ce qui est faisable, ce qui correspond aux réalités de leur population, tout en s’appuyant sur des experts nationaux et internationaux pour élargir la perspective.

« Ce dialogue nous a permis de repérer les initiatives et les secteurs qui offrent des emplois dans notre région, notamment dans l’agriculture et la pêche. J’espère que cette expérience nous incitera à continuer à travailler ensemble pour un avenir plus durable et inclusif », confie Yassine Ait Oumzil, étudiant à la faculté d’Ait Melloul de l’université d’Agadir, lors de la 13e édition consacrée aux emplois verts.

Le développement est l’affaire de tous. C’est pourquoi l’initiative s’est donnée pour principe de ne pas se cantonner aux universités de l’axe Rabat-Casablanca, mais d’aller à la rencontre des jeunes dans toutes les régions. Oujda, Errachidia, Meknès, Fès, Ifrane, Tétouan, Agadir, Marrakech, Khouribga, ou Béni Mellal… la liste s’allonge à chaque édition. « Parlons Développement », c’est aussi mettre les jeunes sur un pied d’égalité avec les experts, pour que chacun bénéficie des connaissances, des opinions et de l’expérience de l’autre. Un dialogue intergénérationnel où l’âge et le statut n’ont plus d’importance, mais où seules les idées comptent.

Un écosystème fécond et la création d’une communauté solide

La force de « Parlons Développement » réside dans la communauté qui s’est progressivement tissée à travers les universités et les territoires — jeunes, société civile, experts —, formant un écosystème des plus intéressants.

« Ce qui m’a frappée, c’est la diversité des intervenants et la richesse de leurs perspectives, des représentants gouvernementaux aux anciennes victimes de violences, en passant par les experts des questions de genre et les acteurs de la société civile », témoigne Sarah Elbaz, étudiante à la faculté Aïn Chock de l’université de Casablanca, lors de la 12e édition consacrée aux violences basées sur le genre. « Je tiens également à souligner l’atmosphère d’inclusion et de solidarité qui a régné tout au long de l’événement, ainsi que la volonté collective de mettre fin aux violences. Cet événement a véritablement été un catalyseur d’action. « Parlons Développement » a été un puissant vecteur de sensibilisation. »

Dans un avenir proche, l’ambition est de prolonger les réflexions et les discussions engagées avec les jeunes, dans la continuité des dialogues amorcés dans les universités. Il est essentiel de favoriser l’éclosion de nouveaux réseaux d’experts au Maroc et de faciliter les échanges sur les enjeux du développement, en associant pleinement jeunes et experts.

L’initiative a vocation à se renouveler à chaque édition. Le format a évolué depuis les premières sessions, cherchant à encourager une plus grande participation et interactivité des jeunes. Au fil des éditions, le dialogue s’approfondit, le partage de savoirs et d’expériences s’enrichit, et les jeunes sont de plus en plus outillés pour des débats de plus en plus exigeants. 

Article de la Banque mondiale relatif à l’initiative Parlons Développement publié ICI

Publicité
banque mondialejeunesse marocaineparlons développement

Laisser un commentaire

error: Content is protected !!