Balance commerciale : le déficit bondit de 20%, la facture des importations s’alourdit

À fin mai 2026, la balance commerciale du Maroc affiche des trajectoires contrastées. Si le commerce de marchandises subit une aggravation de son déficit en raison d’une forte hausse des importations, les services et les investissements directs étrangers (IDE) confirment leur excellente dynamique.
Le commerce extérieur de marchandises est marqué par une accélération des flux à l’import qu’à l’export, mais l’écart global continue de se creuser.
- Importations en forte hausse : Les achats de biens à l’étranger ont bondi de 11,8% (+39 043 MDH), atteignant 370 490 MDH contre 331 447 MDH un an plus tôt.
- Exportations en progression modérée : Les ventes marocaines affichent une croissance de 5,8%(+11 683 MDH) pour s’établir à 211 414 MDH, contre 199 731 MDH à fin mai 2025.
- Aggravation du solde : Le déficit commercial s’établit à -159 076 MDH (contre -131 716 MDH en 2025), soit une dégradation de 20,8%.
En conséquence, l’indicateur clé de la balance commerciale, soit le taux de couverture perd 3,2 points pour s’établir à 57,1%, contre 60,3% à la même période l’année précédente.
Services et Voyages : des moteurs de croissance solides
Heureusement, l’économie marocaine compense en partie ce déséquilibre structurel grâce à la très bonne performance du secteur tertiaire. La balance des services affiche une santé de fer :
- Excédent des services : Il progresse de 11,1% (+6 417 MDH) pour atteindre +64 273 MDH. Les exportations de services (+10,6%) ont crû plus vite que les importations (+10,1%).
Dynamique du tourisme (Voyages) :Le solde de la balance voyages s’établit à +39 985 MDH contre +33 495 MDH à fin mai 2025 (+19,4%), porté par des recettes touristiques s’élevant à 53 762 MDH.
Attractivité confirmée pour les IDE
Le Maroc maintient son fort pouvoir d’attraction auprès des investisseurs internationaux. À fin mai 2026, les recettes des Investissements Directs Étrangers (IDE) enregistrent une hausse spectaculaire de 20%, culminant à 29,8 Mds de DH.
En somme, ce premier bilan des cinq premiers mois de l’année 2026 met en lumière la nécessité pour le Royaume de poursuivre ses efforts de substitution aux importations, tout en capitalisant sur ses filières d’excellence que sont le tourisme, les services et l’attraction de capitaux productifs étrangers.


