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Les Bourses mondiales se remettent de leur décrochage avec le recul du pétrole

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Les Bourses mondiales tentent un léger rebond jeudi après leur décrochage de la veille avec la reprise des hostilités entre Washington et Téhéran, profitant du petit recul des prix du pétrole.

« Les marchés actions résistent, mais leur dynamique s’essouffle », résume Patrick Munnelly, de Tickmill Group. Dans les premiers échanges, la Bourse de Paris gagnait 0,62%, celle de Francfort prenait 0,60% et Milan 0,91%.

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Seule la Bourse de Londres perdait 0,27% après avoir ouvert dans le vert. L’indice FTSE 100 étant fortement exposé aux prix de l’énergie, les majors pétrolières BP (-1,33%) et Shell (-1,22%) plombent le Footsie.

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A Paris également, TotalEnergies perdait 0,45%, Eni glissait de 0,42% à Milan et Equinor cédait 1,22% à Oslo.

La veille déjà, à Wall Street, « le marché a fait preuve d’une certaine résilience face à la montée des risques géopolitiques », constate Kyle Rodda, analyste pour Capital.com, l’indice élargi S&P 500 limitant finalement ses pertes et le Nasdaq terminant même sur une légère hausse.

Les tensions restent cependant vives au Moyen-Orient, les Etats-Unis ayant de nouveau frappé l’Iran dans la nuit pour tenter de réduire le contrôle exercé par Téhéran sur le détroit d’Ormuz, tandis que l’armée iranienne a affirmé avoir lancé des représailles contre trois pays alliés de Washington dans le Golfe.

« Les investisseurs devraient toutefois être moins pris de court cette fois-ci, cette évolution ayant été largement anticipée » après l’annonce de frappes à venir par le président américain Donald Trump mardi, et de la fin du cessez-le-feu, souligne Andreas Lipkow, chez CMC Markets.

En Asie, les marchés chinois sont « pénalisés par des chiffres d’inflation décevants », souligne Jim Reid, économiste de la Deutsche Bank. Le Hang Seng de Hong Kong perdait 0,68% dans les derniers échanges. Shanghai s’est toutefois octroyé 1,61% et Shenzhen a grimpé de 3,06%.

Séoul (+0,62%) et Tokyo (+1,38%) ont enregistré des gains, soutenues par quelques achats à bon compte dans le secteur technologique.

Les marchés suivront aujourd’hui avec attention les chiffres de l’emploi américain ainsi que les interventions de plusieurs responsables de banques centrales.

Le pétrole en léger recul

Les places européennes et asiatiques sont sensibles aux évolutions des prix de l’énergie, les deux continents restant très dépendants des importations d’hydrocarbures.

Or, les cours du pétrole reculaient légèrement vers 07H15 GMT: le baril de Brent de la mer du Nord, la référence mondiale du brut, perdait 0,26% à 77,82 dollars, et son équivalent américain, le WTI, cédait également 0,26% à 73,33 dollars le baril.

La pression à la hausse sur les prix du brut pourrait d’ailleurs « être moins marquée que lors des premières semaines du conflit », estime Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote.

« Les marchés se sont habitués aux tensions et aux perturbations dans le détroit d’Ormuz », un passage stratégique par lequel transite habituellement 20% de la consommation mondiale d’hydrocarbures, explique-t-elle. « L’effet de surprise est bien moindre qu’au début, ce qui limite également les réactions excessives des investisseurs. »

Par ailleurs, « plusieurs navires ont déjà traversé le détroit d’Ormuz pour livrer du pétrole aux principaux marchés », réduisant les tensions immédiates, poursuit-elle.

Enfin, « au cours des trois derniers mois, le marché pétrolier est passé d’un déficit d’offre à un excédent en un temps record, ce qui signifie que dès que les tensions s’apaiseront et que le trafic dans le détroit d’Ormuz sera rétabli, le pétrole recommencera à circuler normalement », affirme Mme Ozkardeskaya.

« Néanmoins, l’évolution future des prix du pétrole pourrait se répercuter sur les marchés actions et alimenter les inquiétudes », tempère Andreas Lipkow.(Avec Zonebourse)

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