Importations agricoles : recul de 29% depuis le début de la campagne 2026/2027

Les importations de céréales et de produits dérivés affichent un net ralentissement depuis le début de la campagne agricole 2026/2027. Selon les données de la Fédération nationale des négociants en céréales et légumineuses (FNCL), les volumes importés entre le 1er juin et le 31 août 2026 se sont établis à 2,07 millions de tonnes, contre 2,91 millions de tonnes sur la même période de la campagne précédente, soit une baisse de 29%.
Le recul est principalement porté par les céréales. Les importations céréalières ont atteint 1,34 million de tonnes, en baisse de 44% sur un an.
Le blé dur ressort à 219.257 tonnes, contre 389.429 tonnes un an auparavant, soit un recul de 44%. Le maïs, qui demeure le principal produit importé, progresse en revanche de 3% à 876.053 tonnes.
Les importations d’orge enregistrent pour leur part une forte hausse de 56%, à 157.011 tonnes, tandis que le blé tendre fourrager recule de 14%, à 85.595 tonnes.
À l’inverse, les importations de produits dérivés connaissent une dynamique beaucoup plus favorable. Elles atteignent 728.650 tonnes sur les trois premiers mois de la campagne, en hausse de 40%.
Cette progression est notamment portée par les tourteaux de soja, qui atteignent 322.471 tonnes, soit une hausse de 70%. La pulpe de betterave progresse également de 71%, à 84.742 tonnes, tandis que les tourteaux de tournesol augmentent de 7%, à 102.571 tonnes.
Le son de blé affiche également une forte progression, avec 93.335 tonnes importées, soit une hausse de 116% sur un an.
L’analyse des origines montre une forte concentration des approvisionnements en maïs autour de l’Argentine, qui représente à elle seule 694.002 tonnes sur les 876.053 tonnes importées. Les États-Unis suivent avec 147.051 tonnes, tandis que le Brésil contribue à hauteur de 35.000 tonnes.
Pour le blé dur, le Canada constitue la principale origine avec 191.824 tonnes, devant les États-Unis avec 27.432 tonnes.
Les importations d’orge proviennent principalement d’Allemagne, avec 92.635 tonnes, suivie de la France (32.286 tonnes) et de la Bulgarie (32.091 tonnes).
Sur le plan logistique, le port de Casablanca demeure de loin la principale porte d’entrée des produits importés. Il concentre 1,19 million de tonnes, soit environ 57% du total.
Le port de Jorf arrive en deuxième position avec 605.187 tonnes, représentant près de 29% des volumes. Agadir suit avec 219.556 tonnes, tandis que Nador et Safi enregistrent respectivement 29.955 et 25.800 tonnes.
Les membres de la FNCL représentent par ailleurs une part majeure des importations nationales. Ils ont assuré 1,81 million de tonnes, soit près de 88% du volume totalimporté depuis le début de la campagne.
Sur une période plus large, de janvier à août 2026, le recul apparaît nettement plus contenu. Les importations totales s’établissent à 8,63 millions de tonnes, contre 8,86 millions un an auparavant, soit une baisse de seulement 3%.
Les céréales représentent 6,43 millions de tonnes, en recul de 9%. Le maïs progresse toutefois de 15%, à 2,44 millions de tonnes, tandis que le blé dur baisse de 13% et le blé tendre de 25%.
Les produits dérivés affichent, eux, une progression significative, passant de 1,79 à 2,20 millions de tonnes. Les tourteaux de soja bondissent notamment de 57%, à 828.186 tonnes, et les tourteaux de tournesol de 35%, à 402.000 tonnes.
Au total, les premières données de la campagne 2026/2027 font ressortir une recomposition des importations agricoles : le recul marqué des céréales est partiellement compensé par la montée en puissance des produits dérivés, notamment les tourteaux destinés à l’alimentation animale.
