Pétrole : l’arrêt d’un oléoduc saoudien menace 4% de l’offre mondiale

L’Arabie saoudite ne disposerait plus que de cinq à sept jours de stocks à Yanbu pour maintenir ses exportations. Sans reprise rapide de l’oléoduc Est-Ouest, jusqu’à 4% de l’offre mondiale pourrait disparaître du marché.
Les attaques de drones qui ont forcé Riyad à fermer vendredi son oléoduc Est-Ouest menacent d’aggraver une pénurie mondiale déjà sévère. Selon des acheteurs et négociants, l’arrêt prolongé de cette infrastructure pourrait retirer jusqu’à 4 millions de barils par jour, soit environ 4% de l’offre mondiale. Donald Trump a déclaré au cours du weekend tenir l’Iran pour responsable des attaques.
Les estimations sur la durée des réparations divergent. Une source obtenue par Reuters évoque cinq à six semaines, tandis qu’une autre estime qu’une reprise partielle du pompage pourrait intervenir plus tôt. Riyad n’a pas précisé l’ampleur des dégâts ni donné de calendrier pour la remise en service.
Le port de Yanbu, sur la mer Rouge, ne disposerait plus que de cinq à sept jours de stocks au rythme actuel des exportations. Sa capacité est estimée à 35 millions de barils. Des volumes supplémentaires sont disponibles dans les terminaux égyptiens d’Ain Sukhna et de Sidi Kerir, mais ces réserves ne sont pas pleines et restent limitées.
La situation intervient alors que l’offre saoudienne est déjà tombée à son plus bas niveau depuis plus de trente ans. Riyad a déclaré à l’OPEP une production de 6,2 millions de barils par jour en août, contre 10,9 millions en février, tandis que l’AIE prévoit une baisse de 5,7 millions de barils par jour de l’offre mondiale cette année, soit environ 6% (ZoneBourse).
