Le Nobel d’économie décerné aux Américains Michael Woodford et Robert Hall

Le prix Nobel d’économie a récompensé lundi les Américains Michael Woodford et Robert Hall pour avoir élaboré de nouveaux modèles macroéconomiques pour mettre en œuvre des politiques de stabilisation efficaces.
Grâce à ces modèles, des mesures budgétaires et monétaires prises au bon moment peuvent atténuer les hauts et les bas de l’activité économique, a expliqué le jury dans un communiqué.
Au lieu de fonder ces modèles sur des relations statistiques entre des variables macroéconomiques telles que l’inflation, la production et la consommation, ils ont choisi de les construire sur des fondements microéconomiques.
Cette approche repose notamment sur la compréhension de la manière dont l’ensemble des ménages et des entreprises, par leurs actions individuelles, influencent l’économie, précise le jury.
« Les travaux des lauréats nous ont fourni un fondement théorique solide pour les modèles aujourd’hui utilisés par les banques centrales et les gouvernements du monde entier », a salué le président du comité du prix en sciences économiques, John Hassler, ajoutant que « grâce à ces modèles, nous sommes mieux armés pour faire face aux chocs économiques, tels que les crises énergétiques ou les changements soudains dans le niveau de consommation des ménages ».
Le millésime 2026 des Nobel a récompensé l’Américain Karl Deisseroth et les Allemands Peter Hegemann et Georg Nagel pour la médecine.
Le prix Nobel de physique a lui été décerné au Belge Francis Halzen et celui de chimie au Français Henri Kagan et au Japonais Kenso Soai.
Enfin, la littérature a couronné la Canadienne Anne Carson, tandis que le prix de la paix est allé à la juriste sud-africaine Navi Pillay.
