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Economie

Abdeljalil souligne l’impact des schémas de la mobilité sur la qualité de vie des citoyens

transport

La qualité de vie des citoyens est fortement impactée par les schémas de la mobilité et les modes d’aménagement des territoires, a indiqué, jeudi à Casablanca, le ministre du transport et de la logistique, Mohammed Abdeljalil.

La mobilité qui se trouve au cœur des préoccupations des citoyens, fait également partie de quatre grandes priorités à savoir la santé, l’éducation, le transport et la culture, a souligné M. Abdeljalil qui intervenait lors d’une conférence organisée par “La Vie Eco” sous le thème : “Mobilité et Connectivité : Quels Schémas pour le Maroc de demain ?”, notant que l’aménagement du territoire et la mobilité sont des éléments interreliés.

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Le Maroc a besoin aujourd’hui de diversifier et d’intensifier les moyens de transport public dans les grandes villes, tout en accompagnant les réseaux de mobilité avec des programmes d’aménagement des territoires, a-t-il expliqué.

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La structuration de la mobilité devrait tenir compte des spécifiés territoriales au niveau des mégapoles et des grandes villes caractérisées par une grande mass transitive, les petites villes et les provinces et les zones rurales, expliquant que le développement de ces zones se fera sur des horizons temporels différents.

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L’accélération des travaux d’aménagement des territoires urbains et des zones rurales nécessitent des évaluations territoriales, et des comités interministériels, a-t-il dit, notant que la régionalisation avancée a ouvert la porte à de nouvelles approches pour la mobilité.

Il a, par ailleurs, pointé du doigt le manque des outils d’investissement, et l’absence d’une réponse structurelle à la dégradation des routes, appelant à “un cadrage d’ensemble” de la thématique de la mobilité.

Ce cadrage passe, selon le ministre, par une perspective intégrée par rapport aux enjeux de l’économie, et l’orientation des leviers d’action, encore focalisés sur l’investissement public ou parapublic vers le secteur privé et les partenariats public-privé.

Pour sa part, le président de la Région Casa-Settat, Abdellatif Maâzouz, a fait savoir que les moyens de transport préférés des Marocains sont les voitures et les taxis, ajoutant que le développement des infrastructures routières, et l’aménagement des territoires, sont les points clés de la gestion du trafic et de la mobilité.

Le président de la Région a dans ce sens souligné qu’il faut favoriser un dialogue entre les Agences urbaines et les ministères compétents, et prendre en compte l’impact environnemental des différents moyens de transport, estimant que la mobilité demeure “une question délicate” pour les Casablancais.

Il a dans ce sens rappelé que la structuration de la mobilité fait partie des prérogatives des Conseils régionaux qui sont appelés à élaborer des schémas régionaux d’aménagement des territoires, tout en tenant compte de la dimension démographique, de l’aspect de l’urbanisation, de l’objectif de l’amélioration des niveaux de vie des citoyens et du développement économique de ces régions, ajoutant que le plan de développement régional inclue la mobilité parmi les grandes priorités de son plan d’action.

Il a en outre estimé que le transport en commun risque de ne représenter, dans les années à venir, que 20% voire 30% dans les meilleurs cas, appelant à davantage de coopération entre les autorités et les opérateurs de transport afin de détourner cette tendance de transport individuel vers l’adoption plus généralisée du transport public.

Et de souligner que la Région décaissera 18 milliards de dirhams (MMDH) lors des cinq prochaines années dans le but de révolutionner le schéma de la mobilité au sein de Casablanca-Settat.

De son côté, le président directeur général du groupe CTM, Ezzoubeir Errhaimini, a mis en exergue la nécessité de diversifier les services de transport, de prolonger les réseaux ferroviaires, et d’élaborer un modèle de développement du système de transport au Maroc.

Il a ainsi fait remarquer que le développement des projets d’infrastructures de transport exige la définition des rôles que va jouer chaque mode de mobilité, ainsi que des attributions des Régions afin de garantir une cohérence renouvelée de la mobilité.

M. Errhaimini a également mis en avant l’importance de la mise en place de mécanismes susceptibles de remplacer l’informel et de structurer et organiser les moyens de mobilité informels.

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