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AFIS 2026 : mobiliser les capitaux africains au service de la croissance et du développement

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Les travaux de la 6ème édition de l’Africa Financial Summit (AFIS) se sont clôturés, mercredi soir à Luanda, sur un appel à dépasser la seule solidité des institutions financières pour faire des capitaux africains un levier concret de financement des entreprises, des infrastructures et de l’emploi, tout en accélérant l’intégration des marchés du continent.

Placée sous le thème “Making Capital Count : accélérer la croissance grâce à la finance africaine”, cette édition a mis l’accent sur la nécessité de mieux mobiliser les ressources financières disponibles sur le continent et de renforcer leur orientation vers les secteurs productifs.

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Organisé par Jeune Afrique Media Group, en partenariat avec IFC (International Finance Corporation), membre du Groupe de la Banque mondiale, ce rendez-vous de deux jours, tenu pour la première fois en Afrique australe et dans un pays lusophone, a réuni 1.500 dirigeants, investisseurs, régulateurs et décideurs publics, dont 18 gouverneurs de banques centrales et 8 ministres des Finances.

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Les échanges lors des panels ont permis aux participants d’examiner le financement de l’agriculture, des petites et moyennes entreprises (PME), du logement et des infrastructures, ainsi que l’apport de la consolidation bancaire aux projets structurants.

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Ils ont également abordé l’intelligence artificielle (IA), la banque digitale et les fintechs ancrées dans les usages africains, la mobilisation des fonds de pension, assureurs et fonds souverains vers l’économie productive, les paiements transfrontaliers, l’interconnexion des marchés de capitaux et l’adaptation des cadres prudentiels et de gestion des risques aux mutations technologiques.

Dans une keynote de clôture, Aigboje Aig-Imoukhuede, président d’Access Holdings et de Coronation Group, a appelé les décideurs publics, les gouverneurs de banques centrales et les institutions financières africaines à repenser les critères d’évaluation de la performance des systèmes financiers du continent.

Il a articulé son intervention autour de trois impératifs majeurs, portant sur l’évolution du rôle des banques centrales, les opportunités offertes aux institutions financières africaines et la nécessité d’approfondir l’intégration continentale.

S’agissant du premier impératif, M. Aig-Imoukhuede a identifié trois priorités, à savoir la libération des capitaux immobilisés dans les transactions commerciales, la mobilisation de l’épargne intérieure de long terme au service de l’investissement productif et la lutte contre l’effet d’éviction exercé par l’endettement public sur l’investissement privé.

Il a ainsi plaidé pour un système financier dont le rôle ne se limite pas à préserver la stabilité, mais qui favorise activement l’investissement, l’entrepreneuriat et la prospérité.

Concernant le deuxième impératif, lié aux perspectives de développement des institutions financières africaines, M. Aig-Imoukhuede a souligné la nécessité pour les banques du continent de transformer leur expansion géographique en une véritable compétitivité à l’échelle internationale.

Selon lui, la prochaine étape du développement bancaire africain ne sera pas déterminée uniquement par le nombre de marchés sur lesquels les banques sont présentes, mais surtout par leur capacité à connecter efficacement ces marchés et à répondre aux besoins de leurs économies.

Abordant le troisième impératif, M. Aig-Imoukhuede a estimé que l’intégration continentale constitue une condition essentielle à la valorisation du potentiel économique africain.

Il a notamment plaidé pour une intégration effective des marchés, des systèmes financiers et de la circulation des biens, des services et des personnes, avant d’envisager une éventuelle monnaie commune, préconisant une feuille de route axée sur l’interopérabilité financière, l’intégration des marchés de capitaux et la convergence macroéconomique.

Cette édition de l’AFIS a ainsi remis au premier plan la question du passage des ambitions aux réalisations, dans un continent confronté à des besoins considérables de financement de son développement, malgré la progression de la solidité de ses institutions financières.

Créé en 2021 par Jeune Afrique Media Group avec le soutien d’IFC, l’AFIS est une organisation sœur de l’Africa CEO Forum. En réunissant les personnalités et institutions les plus influentes de la finance africaine, ainsi que les régulateurs, l’AFIS œuvre au renforcement de l’inclusion financière et à l’émergence d’une véritable industrie panafricaine des services financiers.

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