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Politique nationale

Les avocats prolongent leur mouvement de protestation jusqu’au 7 octobre 2026

Justice tribunaux avocats partis politiques

L’Association des Barreaux du Maroc a annoncé la poursuite de la suspension de la prestation des services professionnels par les avocats jusqu’au 7 octobre 2026, dans le cadre du mouvement de protestation engagé contre le projet de réforme régissant la profession d’avocat.

Réuni en session ordinaire à Rabat, le bureau de l’Association des Barreaux du Maroc a examiné les développements liés au dossier de la profession ainsi que les implications juridiques et politiques du projet de loi en discussion.

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À l’issue des débats, les responsables de l’organisation ont salué la mobilisation des avocats à travers le Royaume, laquelle se poursuit depuis plus de quatre mois malgré les difficultés professionnelles, matérielles et psychologiques qu’elle engendre.

Une mobilisation nationale maintenue

Dans son communiqué, l’Association estime que la décision de prolonger le mouvement traduit la détermination des avocats à défendre leur profession et à préserver son statut d’acteur essentiel de la justice et de l’État de droit. Elle considère que les engagements pris jusque-là par les autorités n’ont pas permis de répondre aux principales revendications du corps professionnel.

Les représentants des barreaux soulignent que cette suspension temporaire ne constitue ni un abandon des revendications ni une acceptation du projet de loi contesté. Selon eux, elle vise plutôt à permettre aux nouvelles institutions issues des récentes échéances électorales d’assumer leur responsabilité dans la correction des déséquilibres que comporte le texte actuellement en discussion.

L’Association met en avant la dimension symbolique du choix du 7 octobre 2026, une date qui intervient deux jours après l’ouverture de la nouvelle session législative et dans un contexte marqué par la mise en place d’une nouvelle majorité gouvernementale. Les avocats espèrent ainsi ouvrir un nouveau cycle de dialogue avec les pouvoirs publics afin de revoir certaines dispositions qu’ils jugent contraires aux principes d’indépendance, d’autogestion et de protection de la profession.

Selon le communiqué, la réforme souhaitée doit garantir à l’avocat la place qui lui revient au sein d’un État démocratique, fondé sur la participation, le respect des institutions et la séparation des pouvoirs.

L’Association des Barreaux du Maroc affirme également que cette période de suspension servira à renforcer la mobilisation et à préparer les prochaines étapes du mouvement. Elle appelle les avocats et les avocates à poursuivre leur engagement en faveur de leur « cause centrale », à savoir la défense du statut constitutionnel de la profession d’avocat comme garantie fondamentale de la justice, des libertés et de la primauté du droit.

Le communiqué se conclut par un slogan réaffirmant l’attachement de l’organisation aux principes d’indépendance professionnelle : « Vive une profession d’avocat libre, indépendante et forte. »

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Association des Barreaux du Marocbarreaux

1 commentaire

  1. B. Ali dit :

    Ce corps professionnel semble aller trop loin dans ses revendications pour le moins contestables !
    Comme tout le monde, Il ne peut être au-dessus des lois qu’il est en principe le premier censé défendre.
    Je trouve le fait de prendre tous les justiciables de notre pays en otage, en poursuivant une grève sauvage de cette ampleur, est totalement inadmissible, non seulement il s’agit un vrai scandale mais cela frôlerait à mon avis la subversion.
    À quoi sert le Parlement national donc et les autres institutions constitutionnelles si chaque corps de métier s’accorde le droit de construire son propre gabarit légal à sa guise !
    Pour qui ces gens se prennent-ils ?
    Que ce Corps Professionnel (fasse abstraction au corporatisme malsain) se plie aux décisions de la Cour Constitutionnelle. Il est d’ailleurs le premier censé en connaitre aussi bien les procédures que toutes les autres voies de recours.
    C’est à Elle, et à Elle Seule, que doit revenir le dernier mot !
    Suivez SVP le comportement citoyen est combien exemplaire des autres corps professionnels qui eux aussi ont fait l’objet de nouvelles lois encadrant leurs professions respectives : Médecins, pharmaciens, Experts comptables et autres qui, une fois la loi les concernant a été entérinée par le Parlement, ils s’y sont appliqués sans le moindre hésitation.

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