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Economie

BAM, l’ACAPS et l’AMMC publient le 11e rapport sur la stabilité financière au titre de 2023

BAM, l’ACAPS et l’AMMC publient le 11ème numéro du Rapport sur la Stabilité Financière au titre de l’exercice 2023, qui vise à fournir au public une vision transversale sur la situation du système financier marocain ainsi qu’une analyse des principales tendances économiques et financières.

Outre la synthèse générale qui donne une vue d’ensemble sur l’évaluation de la situation du secteur financier, ce rapport s’articule autour de quatre chapitres traitant :

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  1. des développements économiques aux plans international et national ;
  2. de l’évolution de la situation financière des agents non financiers ;
  3. de l’évaluation de la solidité et de la résilience des institutions financières ;
  4. des évolutions des marchés de capitaux et des infrastructures des marchés

Malgré la persistance des tensions géopolitiques et des conflits en Ukraine et au Moyen-Orient, l’activité économique mondiale a fait preuve d’une résilience notable, quoiqu’inégale d’un pays à l’autre. Cette évolution s’est accompagnée par une atténuation des pressions inflationnistes conséquemment au resserrement quasi-généralisé des politiques monétaires à l’échelle internationale.

Au niveau national, la croissance économique s’est améliorée à 3,4% en 2023 après 1,5% un an auparavant. Cette évolution reflète une progression de la valeur ajoutée des activités non agricoles de 3,5%, après 3,4% en 2022, et un léger redressement de 1,4%, après une contraction de 11,3%, de celle agricole. Parallèlement, après avoir atteint un pic en février 2023, l’inflation s’est inscrite sur une tendance baissière, terminant l’année sur un taux de 3,4% en décembre et ressortant en moyenne à 6,1% après 6,6% en 2022. En termes de perspectives, la croissance de l’économie nationale devrait, selon les projections de Bank Al-Maghrib, se situer à 2,8% en 2024 avant de s’accélérer à 4,5% en 2025.

Atténuation du déficit du compte courant et poursuite du redressement du déficit budgétaire

Sur le plan des équilibres macroéconomiques, l’année 2023 s’est soldée par une réduction du déficit du compte courant à 0,6% du PIB contre 3,6% en 2022. Cette performance résulte de la poursuite de la dynamique des recettes voyages et des transferts MRE ainsi que de l’allègement du déficit commercial à la faveur d’une baisse des importations conjuguée à une bonne tenue des exportations notamment du secteur automobile.

Parallèlement, le déficit budgétaire, hors produit de cession de participation de l’Etat, a poursuivi sa tendance baissière revenant à 4,4% du PIB en 2023 après 5,4% en 2022, en lien avec une nette amélioration des recettes fiscales, un recours accru aux mécanismes de financement innovant et la mobilisation d’importantes ressources via le fonds mis en place pour la gestion de l’impact du séisme d’Al Haouz. Dans ces conditions, l’endettement du Trésor s’est replié à 69,5% du PIB après 71,5% en 2022.

En termes de perspectives, le déficit budgétaire devrait se stabiliser en 2024 avant de s’atténuer à 4,1% en 2025, tandis que le ratio de la dette du Trésor sur le PIB devrait augmenter légèrement à 70,1% en 2024 avant de revenir à 68,5% en 2025.

Décélération de l’activité bancaire, accompagnée d’une aggravation de la sinistralité du portefeuille de crédits

La dette financière des entreprises non financières (ENF) a nettement décéléré en 2023, sa progression étant revenue à 0,2% après 9,5% un an auparavant. Son montant s’est stabilisé autour de 905 milliards de dirhams, soit 62% du PIB contre 68% une année auparavant. Ce ralentissement a particulièrement touché la dette bancaire, sous l’effet notamment, de la contraction des crédits de trésorerie des entreprises privées. Concomitamment, le montant des créances en souffrance des ENF a connu une nouvelle hausse de 6,9%, portant le taux de défaut à 11,4%.

Dans le même sens, la dette financière des ménages est passée à 28% du PIB contre 30% en 2022. Son rythme de progression est resté quasi-stable à 3,5%, recouvrant un redressement des crédits à la consommation et une forte décélération des prêts à l’habitat. Pour leur part, les créances en souffrance des ménages ont progressé de 6,5% et le taux de défaut s’est établi à 10,2% à fin 2023.

Pour lire l’intégralité du rapport, cliquez ICI

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