Bank Al-Maghrib anticipe une croissance à 4,4 % en 2026 sous un bouclier d’inflation faible

Réuni ce mardi 22 septembre 2026 pour sa troisième session trimestrielle, le Conseil de Bank Al-Maghrib a actualisé ses projections macroéconomiques pour le Maroc. Face à un environnement international agité par les tensions géopolitiques, la banque centrale anticipe un ralentissement de l’activité économique couplé à une hausse progressive mais maîtrisée des prix.
| Indicateurs macroéconomiques | Prévisions 2026 | Prévisions 2027 |
| 📈 Croissance du PIB | 4,4 % | 2,9 % |
| 🏷️ Inflation globale | 0,7 % | 1,5 % |
| ⚙️ Inflation sous-jacente | -0,2 % | 2,2 % |
Croissance : Un coup de frein attendu pour 2027
Selon les dernières prévisions de la banque centrale, l’économie marocaine devrait enregistrer une croissance de 4,4 % en 2026. Toutefois, ce dynamisme devrait s’essouffler à court terme, la croissance globale étant attendue en ralentissement à 2,9 % pour l’année 2027. Ce repli s’explique en partie par les incertitudes climatiques nationales et le ralentissement de certaines industries impactées par le coût élevé des intrants importés.
Inflation : Une accélération progressive confirmée
Sur le front des prix, le Maroc affiche une situation exceptionnellement stable avec une inflation moyenne de seulement 0,3 % sur les huit premiers mois de 2026. Cependant, Bank Al-Maghrib prévoit une remontée progressive de l’indice des prix à la consommation :
- En 2026 : L’inflation globale devrait terminer l’année à 0,7 %.
- En 2027 : Elle grimperait à 1,5 % (une prévision néanmoins revue à la baisse par rapport aux projections précédentes de l’institution).
La composante sous-jacente comme principal moteur
Cette hausse attendue de l’inflation en 2027 sera essentiellement dictée par sa composante sous-jacente, qui reflète la tendance structurelle des prix. Après s’être établie à -0,2 % en 2026, l’inflation sous-jacente va connaître une nette accélération pour atteindre 2,2 % en 2027. Ce rebond technique s’explique par la fin des effets de contraction des prix de certains produits alimentaires (comme l’huile d’olive) combinée à une inflation importée qui reste relativement élevée.
