La Banque de France ajuste sa prévision de croissance pour 2024 à 1,1%

L’économie française devrait croître de 1,1% en 2024 sous l’effet mécanique des révisions des comptes nationaux trimestriels apportées par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), annonce, mardi, la Banque de France (BdF).
Dans ses dernières projections macroéconomiques, la banque centrale française a relevé de 0,3 point sa prévision de croissance du produit intérieur brut (PIB) cette année par rapport à ses prévisions publiées en juin.
« Par rapport à juin, les révisions des comptes nationaux trimestriels apportées par l’Insee sur 2023 et début 2024 augmentent mécaniquement la croissance prévue en moyenne annuelle pour 2024 (de +0,8% à +1,1 %) », note la BdF.
Au second semestre, l’effet défavorable de l’incertitude accrue serait transitoirement compensé par l’effet favorable des Jeux olympiques, d’après la même source, ajoutant qu’au-delà, si la projection de croissance est inchangée en 2025 (+ 1,2%), elle est légèrement revue à la baisse en 2026 (+ 1,5%).
La BdF a, par ailleurs, abaissé sa prévision de croissance pour 2026 à 1,5%, contre 1,6% attendu en juin. La prévision pour 2025 est maintenue à 1,2%.
« Les exportations pâtiraient transitoirement jusqu’au premier semestre 2025 des mauvaises récoltes de blé de l’été 2024. Des parts de marché revues à la hausse sur le passé justifieraient également un moindre rattrapage en 2026 », résume l’institution.
Parallèlement, l’inflation devrait poursuivre sa baisse et atteindre 2,5% sur 2024. La BdF révise par ailleurs à la baisse sa prévision d’inflation pour 2025 à 1,5% du fait du repli annoncé des prix de l’électricité. La prévision pour 2026 est inchangée, à 1,7%.
« Du fait de cette désinflation, les salaires progressent désormais plus rapidement que les prix à la consommation, un mouvement qui pourrait s’accentuer en 2025 », explique la BdF.
Cette progression des salaires réels soutiendrait les gains de pouvoir d’achat, puis la consommation l’an prochain, d’après la même source.
Et d’estimer que le taux de chômage remonterait légèrement en 2025, avant de reprendre sa décrue grâce à la reprise de l’activité pour s’établir à 7,3 % fin 2026.
