Les Bourses mondiales animées par les résultats, en attendant de l’inflation

Les bourses mondiales évoluent dans de faibles amplitudes vendredi, animés par les dernières publications de résultats de la semaine, avant de scruter en détail les chiffres révisés de l’inflation aux Etats-Unis en 2023.
En Europe, vers 12H05 GMT, Paris était plombé par un repli du géant des cosmétiques L’Oréal et perdait 0,11%. Londres (+0,08%), Francfort (+0,10%) et Milan (+0,30%) progressaient mollement. En Suisse, l’indice vedette SMI perdait 0,15%.
Les indices de Wall Street devraient connaître une ouverture en petite hausse, selon leurs contrats à terme.
Jeudi, l’indice S&P 500 a atteint un nouveau plus haut en séance, sans toutefois réussir à franchir la barre symbolique et historique des 5.000 points.
« Les perspectives de +No landing+ de l’économie américaine », c’est-à-dire d’un reflux de l’inflation sans ralentissement de l’économie, « ont continué à profiter aux actifs risqués, notamment aux marchés actions », soulignent les analystes de Natixis CIB Research.
Vendredi, les marchés scruteront la révision, après prise en compte d’ajustements saisonniers, des chiffres 2023 de l’indice des prix à la consommation (IPC) aux Etats-Unis.
« Normalement ces changements sont marginaux », mais l’année dernière « les révisions étaient plus importantes que d’habitude » et ont montré des signes que « la modération de l’inflation n’était pas aussi bonne qu’on le pensait au second semestre de 2022 », raconte Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank.
« Les révisions d’aujourd’hui pourraient révéler si la tendance baissière de l’inflation américaine cache un ralentissement plus important ou une reprise tardive », ce qui aura des effets sur les anticipations de baisse des taux directeurs de la Réserve fédérale (Fed) américaine.
Les marchés attendent de la banque centrale américaine qu’elle baisse ses taux prochainement, maintenant que l’inflation a ralenti. Mais ses membres multiplient les déclarations appelant à la prudence et mettent en garde contre le risque de baisser trop tôt les taux directeurs, risquant ainsi de raviver les pressions inflationnistes.
En Allemagne, l’inflation est bien repartie en baisse en janvier, à 2,9% sur un an, au plus bas depuis 2021.
Du côté du marché obligataire, les rendements souverains sont stables. Celui de l’emprunt de l’Etat allemand à dix ans, référence pour l’Europe, s’établissait à 2,35% vers 12H00 GMT.

