Les Bourses mondiales en repli scrutent la panne informatique mondiale

Les marchés boursiers mondiaux ont reculé vendredi comme pendant l’essentiel de la semaine, au cours d’une séance perturbée par une panne informatique mondiale qui a touché notamment des entreprises du secteur aérien et des opérateurs boursiers.
Compagnies aériennes, aéroports, banques, médias, hôpitaux et même les organisateurs des JO de Paris ont connu des perturbations vendredi, causées par une mise à jour liée à un logiciel de sécurité informatique du groupe américain CrowdStrike, affectant le système d’exploitation Windows de Microsoft et un grand nombre de ses utilisateurs. La situation était en cours d’amélioration dans la soirée.
CrowdStrike a annoncé que l’origine de la panne informatique était « identifiée » et « en cours de correction ». De son côté, Microsoft indique sur son site internet que « la cause sous-jacente du problème a été corrigée et (que) plusieurs applications et services Microsoft 365 ont retrouvé leur pleine fonctionnalité ».
Le titre de CrowdStrike, qui a plongé de presque 20% dans les échanges avant l’ouverture du marché, a fini en baisse de 11,10% à 304,96 dollars.
Microsoft, une des premières capitalisations boursières mondiales, qui perdait 1,3% plus tôt, a finalement cédé 0,74%.
Les trois principaux indices de Wall Street ont conclu en baisse: le Nasdaq à dominante technologique a cédé 0,81%, le Dow Jones a baissé de 0,93% et le S&P 500 de 0,71%.
En Europe, Paris a reculé de 0,69%, Francfort de 1,00% et Amsterdam de 0,95%. A Zurich, le SMI a cédé 0,61%.
Les indices des Bourses de Londres et Milan ont connu des perturbations à l’ouverture des marchés vendredi matin et de nouveau une grande partie de l’après-midi avant de coter de nouveau en fin de séance. Le FTSE 100 londonien a terminé en baisse de 0,60% et le FTSE MIB milanais de 0,91%.
La perturbation dans le calcul des indices n’a pas empêché la cotation des entreprises sur les différents marchés.
« L’incident a mis en évidence l’interconnexion de l’infrastructure numérique mondiale et les conséquences considérables des défaillances techniques », a relevé Chris Beauchamp, chef analyste marchés du courtier IG.
Le secteur technologique a déjà souffert cette semaine des possibles nouvelles restrictions américaines dans les semi-conducteurs et est resté en berne vendredi. Sur la semaine, l’indice Nasdaq recule de 4%, sa pire performance depuis trois mois.
Toutes ces places européennes ont cédé du terrain sur l’ensemble de la semaine et les indices pan européens Eurostoxx 50 et 600 ont reculé lors de chaque séance.
Les compagnies aériennes ont subi d’importantes perturbations de leurs vols. Ryanair a perdu 1,47% à Dublin, Wizz Air 0,60% à Londres, Air France-KLM 2,01% à Paris, Lufthansa 1,94% à Francfort.
Fraport, l’opérateur de l’aéroport de Francfort, a cédé 1,64%. Le gestionnaire des aéroports espagnols Aena a lâché 0,47% à Madrid. Aéroports de Paris (ADP) reculait de 1,74%, même si ses principaux aéroports étaient épargnés par la panne.
Les titres des principales compagnies aériennes américaines, dans le rouge une grande partie de la séance, se sont finalement redressés comme Delta (+1,18%) et United (+0,13%).
Aux Etats-Unis, au moins 2.400 vols ont été annulés.
Sur les autres marchés financiers ___
Les cours du pétrole ont chuté, victimes d’un mouvement d’aversion pour le risque et de doutes sur la trajectoire économique de la Chine.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord a lâché 2,91%, pour clôturer à 82,63 dollars.
Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain a cédé 3,24%, à 80,13 dollars.
Sur le marché obligataire, les taux d’intérêt des États européens et américains progressaient.
Du côté des devises, l’euro cédait 0,14% à 1,0882 dollar pour un euro.
L’once d’or cédait 0,44% à 2.410,30 dollars, s’éloignant de son record de mercredi à 2.483,73 dollars.
Le bitcoin prenait 5,07% à 67.057 dollars.
