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Economie

Caisse de compensation : les récents bouleversements des prix ne permettent pas une réforme ( M. Baitas)

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La Caisse de compensation a joué un rôle important dans la préservation de la stabilité des prix des produits de base, en particulier le gaz butane, le blé tendre et le sucre, à même de s’adapter avec le pouvoir d’achat des citoyens, a assuré, mardi à Rabat, le ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas.

Baitas, qui répondait à une question centrale à la Chambre des Conseillers sur la Caisse de compensation au nom du ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa, a souligné que ces charges ont dépassé 96% des crédits ouverts au titre de la Loi de finances (LF-2022), notant que les charges du gaz butane, le blé et le sucre se sont établies durant la période du janvier-mai 2022, à environ 15,4 milliards de dirhams.

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Il a également fait savoir que la charge de subvention du gaz butane a atteint 9,8 Mds de DH à fin de mai dernier, sur la base d’un prix moyen de 878 dollars/tonne. Et de préciser que la moyenne de la charge de subvention de chaque bouteille de gaz butane de 12 kg a atteint 100 dirhams durant les 5 premiers mois de 2022, contre une subvention prévue dans le cadre de la LF-2022 de 50 dirhams, soit une augmentation de 100% et ce, dans l’objectif de préserver le prix de vente interne de la bouteille de gaz butane de 12 kilogrammes à 40 dirhams.

S’agissant du blé tendre, le ministre a rappelé les mesures supplémentaires adoptées par le gouvernement pour subventionner cette matière, affirmant que sur la base des quantités importées de 23 millions de quintaux et une subvention moyenne de 135 dirhams/quintal, cette mesure devrait couter au budget de l’État 3,2 Mds de DH supplémentaires au titre de la période janvier-mai.

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Et de noter que la subvention globale du blé tendre importé et local a atteint 3,8 Mds de DH durant la période allant de janvier à mai 2022.

Concernant le sucre, le ministre a fait savoir que le gouvernement a œuvré en faveur de la préservation de la stabilité du prix de vente sur le marché national, relevant que le coût de subvention du sucre importé devrait se situer à 390 MDH à fin mai 2022 et ce, avec l’hypothèse d’une subvention moyenne de 1.200 dirhams/tonne à l’import et d’une quantité importée de 321 mille tonnes.

Pour ce qui est du sucre raffiné, Baitas a indiqué que le coût de subvention est prévue à 1,4 Md de DH à fin mai 2022 et ce, compte tenu une subvention forfétaire de 2.847 dirhams/tonnes et une consommation prévisionnelle de 500 mille tonnes, précisant que la subvention globale du sucre importé et raffiné devrait atteindre 1,8 Md de DH au titre de la période janvier-mai 2022.

Le ministre a également rappelé que l’exécutif a prévu des crédits supplémentaires de 16 Mds de DH pour couvrir les charges additionnelles de la compensation jusqu’à la fin de cette année, ajoutant que le gouvernement compte augmenter les aides aux professionnels du transport routier de 500 MDH à 700 MDH et ce, à compter du 1er juillet prochain, soit une hausse de 40%.

Cette mesure vise à atténuer les répercussions des prix des carburants sur ceux des marchandises et le tarif de transport, a-t-il expliqué, notant que le gouvernement veille au suivi de l’approvisionnement des marchés et de l’évolution des prix des produits de base et de leur qualité, ainsi qu’à faire face aux pratiques illégales (fraude, monopole et spéculation).

Baitas, qui a mis l’accent sur le rôle de la Caisse de compensation dans la préservation du pouvoir d’achat des citoyens et la protection du tissu productif national, a reconnu les limites de ce système, lesquelles consistent essentiellement en ciblage de toutes les catégories, y compris celles qui n’ont pas besoin de subvention.

Il a, ainsi, souligné que les conditions actuelles ne permettent pas d’engager une réforme de cette caisse, en particulier avec les récents bouleversements imprévisibles des prix et le souci du gouvernement pour préserver le pouvoir d’achat des citoyens.

A cet égard, le ministre a fait savoir que le gouvernement est engagé pour une écoute permanente et disposé pour discuter toute proposition pour entamer ladite réforme, rappelant l’adoption de la loi-cadre n°09-21 relative à la protection sociale qui recommande la réforme de la compensation en vue d’avoir les ressources nécessaires pour la généralisation de la protection sociale, en particulier les allocations familiales.

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