CIGSIDA 2026 : la gouvernance sécuritaire africaine sous le prisme de l’innovation

Du 2 au 4 novembre 2026, Agadir accueillera la deuxième édition du Congrès International sur la Gouvernance Sécuritaire, l’Innovation et le Développement en Afrique (CIGSIDA). Organisé par l’Université Ibn Zohr et l’Institut Afro-Méditerranéen d’Études et d’Analyses des Risques (IAMAR), l’événement ambitionne de réunir chercheurs, experts et décideurs autour des grands défis sécuritaires, technologiques et institutionnels qui façonnent le continent africain.
Dans un contexte marqué par la multiplication des risques transnationaux, l’accélération de la transformation numérique et l’essor de l’intelligence artificielle, la ville d’Agadir s’apprête à devenir, pendant trois jours, un espace de réflexion sur l’avenir de la gouvernance sécuritaire en Afrique. La deuxième édition CIGSIDA 2026 rassemblera universitaires, responsables institutionnels et experts internationaux autour d’une même ambition : renforcer le dialogue entre la recherche scientifique, l’expertise opérationnelle et la décision publique.
La cérémonie d’ouverture, prévue le 2 novembre à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de l’Université Ibn Zohr, réunira plusieurs personnalités du monde académique et institutionnel, parmi lesquelles Nabil Ahmina, président de l’Université Ibn Zohr, Abdellah Boutrig de la Direction générale de la sécurité des systèmes d’information, ainsi que Daniël Prins, représentant de l’Unité de la réforme du secteur de la sécurité des Nations Unies.
Au programme figurent quatre laboratoires thématiques consacrés à la gouvernance du secteur de la sécurité, aux liens entre sécurité et développement, au renforcement des capacités institutionnelles ainsi qu’aux enjeux de cybersécurité et d’intelligence artificielle. Huit panels d’experts viendront compléter les travaux en abordant notamment la gouvernance sécuritaire en Afrique, la résilience face aux crises, la communication stratégique, la transformation organisationnelle et la souveraineté numérique.
Le congrès prévoit également six sessions scientifiques dédiées aux travaux de chercheurs et doctorants. Les échanges porteront sur des thématiques variées telles que la gouvernance des risques, la sécurité humaine, la régulation technologique, la prévention de l’extrémisme violent ou encore les vulnérabilités climatiques. Ces communications se dérouleront en français, en anglais et en arabe, confirmant la dimension internationale de l’événement.
Parallèlement aux travaux académiques, l’édition 2026 verra le lancement d’ASIDEX, l’African Security, Innovation & Development Expo. Installée sur la Corniche d’Agadir, cette plateforme vise à favoriser les rencontres entre acteurs institutionnels, entreprises et porteurs d’initiatives innovantes dans les domaines de la sécurité et du développement.
La clôture du congrès sera marquée par la remise d’attestations, la distinction des meilleures communications scientifiques et l’annonce de perspectives de publication dans la revue spécialisée RIGSIDA. Au-delà des échanges académiques, les organisateurs souhaitent faire du CIGSIDA un espace de réflexion stratégique sur les conditions d’une sécurité efficace, responsable et respectueuse des droits, à l’heure où les défis technologiques et géopolitiques redessinent les équilibres du continent africain.


