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Economie Internationale

Claude Guéant mis en examen pour corruption passive

Claude Guéant

Dernier rebondissement : Claude Guéant a fait l’objet d’une nouvelle mise en examen pour corruption passive et usage de faux qui lui a été signifiée le 13 avril dernier.

Il est reproché à l’ancien secrétaire général de l’Élysée des interventions auprès d’EADS et du ministère du Budget au profit d’une société appartenant à Alexandre Djouhri, également mis en examen dans cette affaire. Selon les juges d’instruction du pôle financier, Claude Guéant aurait reçu en contrepartie de ses démarches 500 000 euros « déguisés » en vente de deux tableaux et une montre Patek Philippe d’une valeur de 11 300 euros.

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Les magistrats sont convaincus qu’il existe un lien entre les interventions supposées de Claude Guéant et les cadeaux qu’il aurait reçus, ce que conteste virulemment l’intéressé.

Deux toiles flamandes

L’enquête a aussi démontré que les 500 000 euros virés par un avocat malaisien sur le compte de Claude Guéant (l’ancien ministre a assuré, sans convaincre, qu’il s’agissait du paiement de la vente de deux toiles flamandes de faible valeur) provenaient en réalité d’un compte détenu par Khalid Bugshan, un homme d’affaires saoudien immensément riche, et dont les comptes en banque étaient gérés par un banquier proche d’Alexandre Djouhri, un certain Wahib Nacer.

Selon nos informations, une plainte avec constitution de partie civile pour vol en bande organisée émanant de Khalid Bugshan vient d’ailleurs d’être déposée par son avocat, David-Olivier Kaminski.

Mis en examen dans ce dossier pour blanchiment de fraude fiscale, Bugshan, 60 ans, considéré comme la huitième fortune du royaume saoudien, se voit dans cette histoire comme le dindon de la farce. Il estime s’être fait flouer par Wahib Nacer, son ancien banquier qui gérait une partie de sa fortune depuis Genève au Crédit agricole suisse.

Bugshan assure dans sa plainte qu’il n’existe aucune relation entre lui et Claude Guéant et s’est plaint à plusieurs reprises de la façon dont sa fortune était gérée. On lui faisait, dit-il, signer des papiers, des virements à la dernière minute, parfois juste avant de monter dans un avion. (Avec LePoint.fr)

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