Flash
OCP North America annonce l’arrivée aux États-Unis de la première cargaison d’engrais phosphatés marocains suite à la suspension temporaire des droits compensateurs ( CVD) Faute grave : ce que les dirigeants doivent prouver avant de licencier L’AMMC enregistre la mise à jour annuelle du dossier d’information de CFG Bank PLF 2027 : le gouvernement fixe le cap autour de quatre axes majeurs Le Maroc à l’heure de la souveraineté économique Les médecins du privé interpelle Akhannouch sur la révision de la tarification nationale de référence Fromageries Bel Maroc : 1,5 million de portions solidaires pour SOS Villages d’Enfants 27 ans de règne : SM le Roi dresse le cap pour consolider les acquis du Maroc 27 ans de règne : le Maroc métamorphosé par la Vision Royale Sous l’impulsion de Mohammed VI, le Maroc réussit le pari de la stabilité et de la modernité
Economie

Commercialisation agricole : 47 % des producteurs voient l’organisation comme le défi n°1 ( Sondage AgriMaroc )

commercialisation produits agricoles

Dans un secteur agricole marocain en pleine mutation, la transition d’une agriculture de production vers une agriculture de marché se heurte à un obstacle de taille : la commercialisation. Si le Maroc a su moderniser ses techniques culturales, le dernier sondage réalisé par AgriMaroc révèle une réalité structurelle préoccupante

Selon les résultats du sondage, 47 % des participants considèrent que l’insuffisante organisation des filières constitue aujourd’hui le frein majeur à la valorisation de leurs productions. Cette perception reflète une réalité structurelle souvent évoquée par les acteurs du secteur agricole marocain, notamment dans les filières fruits et légumes, arboriculture ou productions animales, où la fragmentation de l’offre limite le pouvoir de négociation face aux acheteurs.

Publicité

Le manque de structuration se traduit par plusieurs difficultés concrètes. L’absence d’organisations de producteurs solides, la dispersion des volumes, l’hétérogénéité de la qualité et le manque de planification collective compliquent l’accès à des circuits commerciaux rémunérateurs. Dans ces conditions, de nombreux producteurs restent dépendants d’intermédiaires, ce qui réduit la valeur captée à la production et accentue l’instabilité des revenus agricoles.

L’accès aux marchés export arrive en deuxième position avec 33 % des réponses. Ce résultat confirme l’intérêt croissant des producteurs marocains pour l’international, notamment vers l’Europe et l’Afrique. Toutefois, l’export reste exigeant. Les contraintes liées aux certifications, aux normes phytosanitaires, à la traçabilité et à la logistique nécessitent une organisation collective et des investissements que les exploitations isolées ont souvent du mal à mobiliser. Cette situation renforce encore l’importance de la structuration des filières comme préalable à l’export.

Les coûts logistiques élevés représentent 13 % des préoccupations. Dans un contexte marqué par l’augmentation des prix du transport, de l’emballage et de l’énergie, cette contrainte pèse particulièrement sur les productions périssables. Le transport frigorifique, la manutention et l’accès aux plateformes logistiques constituent des postes de dépenses importants, notamment pour les producteurs éloignés des grands bassins de commercialisation ou des ports.

La volatilité des prix, citée par 7 % des répondants, apparaît en dernière position mais reste une préoccupation réelle. Elle est souvent liée à l’absence de contractualisation, aux fluctuations de l’offre et de la demande et aux variations climatiques. Toutefois, ce résultat suggère que les producteurs considèrent désormais les problèmes structurels comme plus déterminants que les variations conjoncturelles.

Ces résultats confirment les orientations stratégiques mises en avant dans les politiques agricoles nationales, notamment la promotion de l’agrégation, des coopératives et des organisations professionnelles. Le renforcement de ces structures permettrait de mutualiser les investissements, d’améliorer la planification des productions, de standardiser la qualité et d’accéder à des marchés plus rémunérateurs. Plusieurs initiatives marocaines montrent déjà l’impact positif de la structuration collective sur la commercialisation, en particulier dans les filières exportatrices.

Au-delà de l’organisation collective, la digitalisation des circuits commerciaux, la mise en place de contrats de vente et le développement de plateformes de commercialisation pourraient également contribuer à améliorer la valorisation des productions agricoles marocaines. Ces leviers deviennent essentiels dans un contexte de concurrence accrue et d’exigences croissantes des marchés.


Publicité

Laisser un commentaire

error: Content is protected !!