Coopération énergétique, l’une des pierres angulaires de la relation bilatérale Maroc-France

Depuis 2010, le partenariat énergétique entre la France et le Maroc figure parmi les principaux secteurs de la relation bilatérale.
Le Royaume du Maroc a pour objectif d’atteindre 52% d’énergies renouvelables d’ici 2030. La France souhaite contribuer à la mise en œuvre de cet objectif en créant un cadre de coopération privilégié pour l’innovation et le développement des technologies énergétiques bas carbone, abordables et fiables.
La France et le Maroc sont très engagés dans la transition énergétique, comme en témoigne l’objectif marocain de réduction des émissions de gaz à effets de serre de 45%. Le Maroc et la France collaborent au sein de la Powering Past Coal Alliance pour accélérer la sortie du charbon à l’échelle mondiale. La France sortira totalement du charbon en 2027, et le Maroc s’est engagé à ne plus construire de nouvelles centrales. Le Maroc montre une ambition forte en matière d’énergies renouvelables, et souhaite porter la part des renouvelables dans sa production d’électricité à 52% d’ici 2030.
La France et le Maroc collaborent aussi très étroitement dans le domaine de l’hydrogène décarboné : un partenariat structu- rant entre l’Institut de Recherche en Énergie Solaire et Énergies Nouvelles (IRESEN), la Société d’Accélération du Transfert de Technologies de Paris-Saclay (SATT Paris-Saclay) et l’Agence Française de Développement (AFD) a été signé en juillet 2024 afin de faire émerger des projets de recherche appliquée et d’innovation collaboratifs franco-marocains dans la filière de l’hydrogène décarboné.
L’Agence Française de Développement (AFD) et le Maroc ont également signé un accord en 2023 portant sur un vaste programme «transition budgétaire verte» consistant en un prêt de 80 millions d’euros au Maroc, assorti d’une subvention d’assistance technique de 2 millions d’euros. Ce nouveau programme vise à renforcer les moyens et les capacités institutionnelles dans plusieurs domaines, dont l’étiquetage climat du budget, la commande publique, les émissions obligatoires vertes de l’État et le pilotage durable des établissements et entreprises publics. Le Maroc est le premier pays d’intervention du groupe AFD dans le monde, avec 3,7 milliards d’euros engagés à fin 2021, répartis entre 48 emprunteurs.
