Flash
Grâce à la Vision Royale, Dakhla-Oued Eddahab consolide son positionnement en tant que pôle économique et logistique ouvert sur l’Afrique (CRI) Logistique : Kaspersky découvre une vulnérabilité dans les lecteurs de codes-barres Averses orageuses avec grêle et rafales de vent, lundi et mardi, dans plusieurs provinces UM6P : inauguration de la Digital Farming School en Côte d’Ivoire Transaction avec un salarié : comment sécuriser un départ sans créer un nouveau litige Mediterrania Capital Partners annonce la promotion de Noha El Ghazaly et Maty N’Diaye au rang de Partners Aérien : le trafic de passagers en baisse de 0,5 % en septembre PLF 2027 : autopsie des établissements publics qui refusent de mourir Agriculture : le Maroc mise sur six bassins de production pour renforcer sa souveraineté alimentaire Déficit commercial de -324 Mds de DH : la dépendance extérieure met sous pression l’économie marocaine
Banques

Crédits bancaires : 2019 ne sera pas non plus rose mais morose

billets bam CCSRS

Sa croissance est revue à la baisse à 3,5% en 2018 et 3,3% en 2019, avant de s’accélérer à 4,3% en 2030.

A l’occasion du dernier Conseil de Bank Al Maghrib, le gouverneur Abdellatif Jouahri a passé en revue la politique monétaire. Il ressort des chiffres annoncés que le crédit bancaire au secteur non financier a vu son rythme de progression ralentir à 2,2% à fin octobre avec une décélération des prêts aux entreprises aussi bien privées que publiques. Sa croissance a été revue à la baisse à 3,5% en 2018 et 3,3% en 2019, avant de s’accélérer à 4,3% en 2030.

A l’instar de 2018, l’année 2019 serait ainsi impactée sur le plan économique par une décélération des crédits octroyés. Un rythme jugé insuffisant par les analystes pour impulser une dynamique particulière à l’économie nationale. A rappeler que depuis la décennie 90, les réformes entreprises visaient outre l’autonomie accordée à la Banque Centrale, la libéralisation des marchés financiers et du système bancaire. Le but bien entendu est de faire émerger un système bancaire plus productif et plus contributif au financement de l’économie dans sa globalité.

Publicité

Les années passent et le volume de crédits bancaires octroyés par le secteur bancaire à l’économie est passé de 83% du PIB en 2010 à 79,3% en 2017. Comme expliqué par les analystes du Centre marocain de conjoncture, cette baisse de 3% s’est produite dans un contexte difficile. Elle ne traduit pas néanmoins, l’évolution haussière du volume de crédits accordés à l’économie par le système bancaire national. Celui-ci est passé de 621,5 Mds de DH en 2010 à un peu plus de 843 Mds de DH en 2017.

Cette tendance à la hausse s’est poursuivie en 2018 mais à rythme encore insuffisant par rapport aux besoins sans cesse croissants de l’économie. Les opportunités qu’ouvre le crédit aux entreprises en matière de capital voire de relance économique sont incommensurables. Sa pénurie ou sa rareté peut avoir des conséquences fâcheuses.

Publicité

A fin septembre 2018, l’encours des prêts octroyés par les banques marocaines a atteint le montant de presque 851,4 Mds de DH. Depuis le début de la deuxième moitié de la décennie 2000 la progression d’une année sur l’autre était rapide. « Le rythme de croissance enregistré au cours des deux premières années atteignait 7,7% et 10,6% respectivement avant de décélérer brutalement pour afficher des taux oscillant selon les années, entre 2,4% observé en 2014 et 4,6% enregistré en 2012 », tiennent à rappeler les conjoncturistes.

Au cours des années récentes, les crédits ont fortement décéléré pour réaliser des accroissements annuels de l’ordre de 3,2% en moyenne.

Et malgré cette évolution continue des crédits, le montant supplémentaire injecté dans l’économie entre 2010 et 2017 est de presque 221,7 Mds de DH, soit une moyenne d’environ 31,7 Mds de DH.


>>> Lire également : Bank Al Maghrib : Le taux directeur maintenu à 2,25%

Publicité

Laisser un commentaire

Publicité
Publicité
error: Content is protected !!