Flash
SM le Roi : le partenariat est un choix souverain et un engagement volontaire, qui ne saurait faire l’objet d’aucune pression ou menace, ni d’aucun chantage Trump mise sur le diesel russe pour faire baisser les prix des carburants Le dirham se déprécie de 1,47% face à l’euro du 1er au 7 octobre Médias : lancement de la 24e édition du Grand Prix national de la presse Allianz Trade reconduit ses évaluations sectorielles du Maroc au T3 2026 Saham Bank : une application qui fait peau neuve, plus simple, plus fluide et plus efficace FORAS 2026 : la RSE, l’innovation et les partenariats au cœur du développement de la santé en Afrique Oncorad Group crée une Direction des Affaires Médicales et nomme Dr Samlali à sa tête Vision Royale pour la 12e Législature : Sa Majesté le Roi Mohammed VI trace la feuille de route économique et sociale de la nouvelle mandature Drones de combat : EDGE fournira des armements de précision
Economie Nationale

La croissance économique devrait atteindre 3,6 % en 2025 (BM)

marchés publics banque mondiale maroc

L’économie marocaine a fait preuve de résilience, affichant des tendances positives en 2024, malgré des défis importants. Les récentes précipitations ont permis d’atténuer les conditions de sécheresse, ouvrant la voie à des perspectives plus favorables pour le secteur agricole. Selon le dernier bulletin d’information économique de la Banque mondiale pour le Maroc, intitulé Prioriser les réformes pour améliorer le climat des affaires, la croissance globale devrait atteindre 3,6 % en 2025.

En 2024, la croissance globale du produit intérieur brut (PIB) du Maroc a ralenti à 3,2 %, sous l’effet de la sécheresse. Toutefois, la croissance non agricole a augmenté pour atteindre un taux estimé à 3,8 %, portée par la revitalisation du secteur industriel et le rebond de la formation brute de capital. L’inflation étant passée sous la barre des 1 %, Bank Al-Maghrib a pu amorcer un assouplissement de sa politique monétaire. La position extérieure du Maroc demeure stable, avec un déficit modéré du compte courant financé par des flux d’investissements directs étrangers croissants, soutenus par la solidité de la confiance des investisseurs. En dépit de pressions sur les dépenses, le ratio dette/PIB diminue progressivement.

Publicité

D’importants défis socioéconomiques demeurent. Le récent choc inflationniste a érodé le pouvoir d’achat des ménages, entraînant une baisse des indicateurs de confiance. Bien que les marchés du travail urbains se soient améliorés, avec environ 162 000 emplois créés en 2024, la création d’emplois reste un défi majeur. Au cours de la dernière décennie, la population en âge de travailler a augmenté de plus de 10 %, tandis que l’emploi n’a progressé que de 1,5 %. Cet écart est influencé par les effets persistants des chocs post-pandémiques, les impacts tardifs des réformes récentes et le faible niveau de participation des femmes au marché du travail.

L’économie devrait croître plus rapidement, à un rythme de 3,6 % en 2025, l’amélioration des conditions climatiques permettant une reprise partielle de la production agricole, avec une hausse prévue de 4,5 % du PIB agricole. La croissance non agricole devrait, quant à elle, ralentir légèrement à 3,5 %, en raison d’effets de base.

« Les perspectives économiques du Maroc restent robustes, caractérisées par une inflation maîtrisée, une position extérieure solide, une trajectoire régulière vers l’assainissement budgétaire et un ratio dette/PIB stable, souligne Ahmadou Moustapha Ndiaye, Directeur de Division pour le Maghreb et Malte à la Banque mondiale. La poursuite de réformes structurelles pour répondre aux chocs récents et aux défis liés à l’emploi, notamment ceux auxquels sont confrontés les jeunes Marocains, demeure essentielle pour soutenir la croissance économique. Cela nécessitera des améliorations ciblées de l’environnement des affaires. »

Le rapport comprend un chapitre spécial consacré au climat des affaires au Maroc, s’appuyant sur les données issues du rapport Business Ready publié en 2024, et mettant en lumière les opportunités de réformes. Le Maroc affiche de meilleures performances que les pays à revenu comparable en matière de cadres réglementaires et de services publics, mais accuse un retard en ce qui concerne l’efficacité opérationnelle.

Les principales pistes d’amélioration identifiées incluent la lutte contre les coûts élevés et les obstacles à l’embauche formelle, la clarification des procédures, l’optimisation des processus numériques et de la transparence dans la résolution des litiges, ainsi que la finalisation du cadre juridique et la numérisation des services liés aux cas d’insolvabilité. Cette section intègre également une analyse des pratiques de pays performants afin d’éclairer la hiérarchisation des réformes à venir.

Le rapport montre qu’avec des réformes stratégiques et un engagement fort en faveur de la modernisation, le Maroc dispose d’un potentiel considérable pour améliorer son environnement des affaires, stimuler la croissance économique et favoriser un marché du travail plus inclusif.

Publicité

Laisser un commentaire

error: Content is protected !!