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Chronique

Le cyber-terrorisme, une menace d’avenir

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Le cyber-terrorisme ou, autrement dit, le terrorisme sur Internet, est une sorte de violence que pratiquent les terroristes via les technologies de l’information et de la communication (TIC), parmi lesquelles se trouve l’Internet.

Selon la définition du Conseil de l’Europe, le cyber-terrorisme est « l’usage d’Internet pour des objectifs terroristes ». L’objectif est de causer des dommages physiques ou des perturbations graves des infrastructures vitales d’un État.

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Aujourd’hui, presque tous les groupes terroristes sont présents sur la toile et maîtrisent parfaitement les technologies de l’information et utilisent des milliers de sites Internet pour propager et divulguer leurs idées extrémistes, radicaliser et recruter des jeunes à leurs organisations, comme les groupes Al-Qaida (AQAP), Daech, Ansar al-Sharia en Libye, Jabhat al-Nusra et Jaysh al-Islam, en utilisant le cyberespace comme une arme pour frapper les infrastructures nationales et attaquer les sites et serveurs étrangers.

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D’autant plus, les cybers terroristes utilisent notamment des applications chiffrées de bout en bout, telles que Telegram, qui rendent très difficile la découverte de l’identité des utilisateurs, surtout lorsqu’il s’agit des sites du « Dark Web ».

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Ce cyber-terrorisme s’est évolué grâce au développement des technologies de l’information qui ont facilité le rapprochement des peuples, la circulation rapide de l’information, et l’influence, en particulier, sur les jeunes, puisqu’un grand nombre d’entre eux passent de longues heures sur les différents sites Web.

A cet égard, les réseaux sociaux qui sont liés au cyber-terrorisme, sont des moyens les plus utilisés par les organisations extrémistes pour attirer les jeunes et les inciter au terrorisme, et aussi pour susciter leurs émotions et les sensibiliser à se joindre aux groupes djihadistes.

Ces organisations terroristes s’adaptent de plus en plus aux évolutions du web, qu’elles utilisent comme une véritable plateforme opérationnelle. Elles utilisent l’internet, et particulièrement les réseaux sociaux, pour diffuser leurs idéologies extrémistes, mais également pour recruter des jeunes, surtout lorsque ces derniers sont marginalisés et ressentent des sentiments de désespoir.

En effet, pour protéger les jeunes de l’influence des moyens de l’information modernes qui propagent l’idéologie de l’extrémisme et de l’incitation aux actes terroristes, l’Etat doit adopter une stratégie globale de lutte à la fois préventive et répressive.

Dans cette optique, le plus grand défi consiste à réformer le discours éducatif, religieux et médiatique incitant à la haine.

À cet égard, l’école joue un rôle clé qui répond aux besoins psychologiques et sociaux des jeunes selon leurs tendances, aux exigences de l’âge et aux valeurs de la modernité, et en multipliant les activités artistiques et sportives, qui pourraient construire la personnalité équilibrée de l’individu et lui inculquer la culture de la tolérance et de la démocratie.

D’autre part, il est nécessaire de programmer dans les écoles des cours de de formation et de sensibilisation aux technologies de l’information et de la communication pour apprendre aux élèves les dangers du cyber-terrorisme.

Aussi, la famille est-elle également responsable de l’éducation des jeunes et elle doit veiller à inculquer de bonnes valeurs morales et de nationalisme dans la manière d’élever les enfants, sans exagérer la cruauté, la sévérité et la privation.

Sans oublier enfin de produire et diffuser sur le web un contre-discours face à la propagande des organisations terroristes. C’est une bataille pour gagner l’esprit des jeunes et pour ne pas tomber dans les bras des organisations terroristes, car l’idéologie extrémiste cherche à les attirer par le biais des moyens de communication modernes.

Enfin, la croissance continue de la menace, l’importance accrue des systèmes d’information et l’évolution très rapide des technologies imposent d’augmenter le niveau de sécurité et les moyens de défense des systèmes d’information.

En guise de conclusion, la lutte contre le cyber-terrorisme devra être une priorité pour les services sécuritaires dans le cadre de la stratégie nationale en matière de lutte contre le terrorisme que notre pays a déjà élaborée et commencée à exécuter et qui a commencé à donner ses fruits.

Par Khalid Cherkaoui Semmouni,

Directeur du CREPS

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