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Economie

Investissement/Emploi : le PJD table sur 14.600 défaillances des entreprises en 2024

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Ecrit par Imane Bouhrara I

Le secrétariat général du parti de la Justice et du Développement (PJD) a tenu récemment une réunion extraordinaire consacrée aux réponses du Chef du gouvernement lors de la séance plénière relative à l’investissement et l’emploi. Et autant dire que le PJD n’y est pas allé de main morte de pour démonter les réalisations à mi-mandat.

Les critiques des députés du PJD ont été particulièrement virulentes à l’égard des réalisations présentées par le Chef du gouvernement lors de la séance mensuelle consacrée aux politiques publiques tenue la semaine dernière et dont le thème principal était l’investissement et l’emploi.

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L’analyse de cette séance a d’ailleurs été au menu d’une réunion extraordinaire du Secrétariat général du Parti qui a alerté sur le déficit et la pénurie enregistrés dans ce domaine, ce qui est confirmé par des indicateurs officiels tels que le faible taux de croissance, l’aggravation du taux de chômage, qui a atteint 13,7%, un taux que le Maroc n’a pas enregistré depuis 2000, l’enregistrement de 1.645.000 chômeurs et le déficit du gouvernement sur la création d’au moins un million d’emplois nets au cours de son mandat.

Le SG du PJD souligne, outre la baisse du pourcentage de participation des femmes au marché du travail à moins de 19%, par rapport à l’engagement du gouvernement de le porter à plus de 30%, et la baisse des investissements étrangers flux de 53 % entre 2023 et 2022, le nombre d’entreprises en faillite a augmenté, atteignant 12.397 en 2022 et 14.245 en 2023, et il devrait atteindre plus de 14.600 en 2024.

« Ces résultats décevants et inquiétants sont le résultat naturel de la prolifération du fléau de la rente, du monopole et du mariage de l’argent et du pouvoir, et il en résulte une monopolisation des opportunités de production et d’investissement, des marchés publics et des projets majeurs, au détriment du reste des entreprises, en particulier des petites et moyennes entreprises. Ce qui altère le climat de confiance et crée une atmosphère d’attentisme, de réticence et de frustration parmi les acteurs économiques et les entrepreneurs», soutient-on.

Selon l’analyse du SG du PJD, «C’est également le résultat naturel de la politique du gouvernement actuel qui est défavorable à l’investissement, à la croissance et à l’emploi, ainsi que de sa faible proactivité et de son grand retard dans l’établissement du « Contrat national d’investissement », que Sa Majesté le Roi réclamait depuis octobre 2022, et du retard dans la mise en place du dispositif de soutien aux très petites, petites et moyennes entreprises, ainsi que le dispositif spécial d’accompagnement favorisant la présence des entreprises marocaines à l’international.

Le Secrétariat général du PJD ne ménage pas le gouvernement en fustigeant également « la grande confusion et improvisation dans la gestion du dossier d’investissement, à travers des modifications successives, multiples et incohérentes des lois relatives à l’investissement et aux centres régionaux d’investissement, qui ont concentré la décision d’investissement et compliqué les procédures, au lieu de simplifier.

Ce qui a créé un flou pour les investisseurs et perturbé la coopération nécessaire et productive dans ce dossier entre les autorités centrales et territoriales, étant donné que la loi sur l’investissement a un lien et une base territoriale.

« Face à ces résultats décevants et au risque d’aggravation du chômage, notamment chez les jeunes en général et les jeunes diplômés en particulier, et devant l’absence d’une vision du gouvernement et son retard à aborder ce sujet malgré son engagement à en faire une priorité, et son recours aux bureaux d’études étrangères pour formuler une politique publique et une stratégie nationale qui concernent l’avenir du Maroc et l’avenir de sa jeunesse, le Secrétariat général du PJD a appelé à une action nationale profonde et participative en organisant un débat national sur l’investissement et l’emploi sous le patronage royal », suggère-t-on.

Un débat qui devrait impliquer tous les acteurs politiques, économiques, sociaux, universitaires et civils, les compétences administratives et les institutions constitutionnelles concernées, pour aboutir à une loi-cadre qui constitue une charte nationale de l’emploi qui sera mise en œuvre dans le cadre d’une stratégie nationale pour l’emploi.

Le Maroc traverse une période économique relativement tumultueuse, marquée par une vague de faillites sans précédent. Une récente étude d’Allianz Trade révèle une augmentation alarmante de 13% du nombre de faillites, avec un record de 16 100 entreprises attendues en 2024. 

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